La situation est loin de s’améliorer pour Phénix, le système de paye du gouvernement fédéral.

De mal en pis pour Phénix

La situation va de mal en pis avec le système de paye Phénix. Au cours du dernier mois, le nombre de transactions de paye en attente a atteint un nouveau sommet à 265 000 en octobre, chiffre qui représente une hausse de 8000 par rapport au précédent record de 257 000 enregistré en septembre dernier.

Ces chiffres ont été dévoilés mercredi par le ministère des Services publics et Approvisionnement dans le cadre de sa mise à jour sur la situation avec les ratés de Phénix.

Cette augmentation, explique le ministère, est surtout attribuable à l’importance accordée aux paiements découlant des conventions collectives qui s’avère plus complexe et exige plus de temps que prévu. 

Comme il l’avait déjà expliqué le mois dernier, le gouvernement souligne que lers paiements rétroactifs remontent à plusieurs années jusqu’à 2014 dans plusieurs cas, et nécessitent la récupération de données de l’ancien système de paye.

« Pour y arriver, nous avons triplé le nombre de conseillers en rémunération affectés à la mise en œuvre des conventions collectives. Par conséquent, il y a moins d’employés qui traitent les nouveaux mouvements et les mouvements existants au Centre des services de la paye à Miramichi », souligne le ministère SPAC dans sa mise à jour.

Le ministère ajoute que « bien que le nombre de mouvements change quotidiennement, on estime que plus de la moitié des fonctionnaires sont aux prises avec un problème de paye quelconque qu’ils soient ou non clients du Centre des services de paye. »

Selon les données révélées mercredi, le flux des mouvements reçus au Centre de Miramichi a atteint 79 000 alors que le nombre total qui ont été traités s’est élevé à 71000, entre le 20 septembre et le 18 octobre,

Au cours du dernier mois, le pourcentage de mouvements de paye qui ont atteint la norme de service a légèrement diminué de 62 % le 20 septembre à 60 % le 18 octobre, alors que l’objectif est toujours de 95 %.

Le gouvernement avait déjà avisé la semaine dernière les syndicats qu’il ne serait pas en mesure de respecter le délai de 150 jours fixé pour la mise à jour des nouvelles conventions collectives. 

Les deux principaux syndicats, l’Alliance de la fonction publique du Canada et l’Institut professionnel de la fonction publique ont réagi aussitôt en déposant une plainte contre le Conseil du trésor auprès de la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral.