Selon Desjardins, les investissements dans la région de la Capitale-Nationale devraient demeurer élevés au cours de 2017. Ils avoisineront 3,6 milliards $, soit un niveau comparable à celui de la moyenne des trois dernières années.

De la croissance, toujours de la croissance à Québec

La région de la Capitale-Nationale affiche une bonne santé économique. La croissance sera encore au rendez-vous en 2017. Toutefois, elle devrait être inférieure à celle que devrait connaître le reste du Québec.
Desjardins publiait, mercredi, ses prévisions économiques pour la région de la Capitale-Nationale.
En 2017, la croissance du produit intérieur brut (PIB) à Québec devrait être de l'ordre de 2,9 %. Une meilleure performance qu'en 2016 alors que la croissance du PIB devrait se chiffrer à 1,8 %.
Par contre, la Belle Province, dans son ensemble, devrait faire mieux encore. L'équipe des Études économiques de Desjardins s'attend à une poussée de 3,1 % du PIB.
«Les investissements demeurent dynamiques, le taux de chômage reste faible, l'emploi se porte bien et les acteurs du développement multiplient les efforts pour stimuler l'entrepreneuriat, pour attirer des investisseurs, pour recruter de la main-d'oeuvre et pour soutenir les entreprises dans leurs efforts pour percer les marchés extérieurs», constate Desjardins.
Et pour ajouter à tout ça, «l'industrie du commerce de détail est en mode investissement, le secteur de la finance et des assurances demeure très dynamique et le secteur touristique reste vigoureux».
Démographie
La croissance de la population de la Capitale-Nationale affichera une «cadence légèrement moins soutenue» de 2016 à 2021 (3,6 %) qu'au cours des cinq années précédentes (4,4 %), rapporte Desjardins.
La croissance vient principalement du côté du territoire des MRC de La Jacques-Cartier, de La Côte-de-Beaupré et de Portneuf ainsi que de la ville de Québec. Le phénomène contraire se présente dans la MRC de Charlevoix-Est alors que la progression est plus modeste dans les MRC de Charlevoix et de L'Île-d'Orléans.
Desjardins fait remarquer que le vieillissement accru de la population rendra le recrutement de la main-d'oeuvre de plus en plus difficile pour les entreprises. 
«Il y aura de moins en moins de personnes prêtes à intégrer le marché du travail afin de combler les départs à la retraite.»
Pour 100 travailleurs qui partaient à la retraite en 2011, il y avait 98 personnes prêtes à les remplacer. En 2021, il n'y en aura que 81.
Emploi
Les perspectives du marché du travail sont positives, alors que l'emploi est en augmentation depuis janvier 2016.
L'année en cours devrait se terminer avec un taux de chômage à 4,6 %. Il devrait afficher 4,5 % en 2017.
Desjardins rappelle que selon les estimations d'Emploi-Québec, il y aura 70 800 postes à pourvoir d'ici 2019 dans la Capitale-Nationale, dont 75,3 % en raison des départs à la retraite.
Le manque de candidats fait craindre le pire aux employeurs.
«Cela n'est pas sans conséquence sur les activités de plusieurs entreprises qui ont notamment dû diminuer leurs services ou leur production.»
Investissements
Les investissements dans la région devraient demeurer élevés au cours de 2017. 
Ils avoisineront 3,6 milliards $, soit un niveau comparable à celui de la moyenne des trois dernières années. Qu'il suffise de penser à l'érection du Phare (650 millions $) ou à l'agrandissement de l'Aéroport international Jean-Lesage (265 millions $).
Habitation
Dans la région de la Capitale-Nationale, le marché de la construction neuve est en diminution depuis le début de 2016, de sorte que le bilan pour l'année en cours s'inscrira en baisse par rapport à 2015. «Un repli est aussi attendu en 2017», souligne Desjardins qui s'attend à une diminution de 7 % du nombre des mises en chantier.
Par ailleurs, le taux d'inoccupation des logements locatifs devrait demeurer à la hausse pour atteindre 5,4 % en 2017.
Pour sa part, la revente de propriétés existantes est en croissance en 2016, «mais cette tendance haussière devrait faire place à un repli en 2017», note Desjardins. «Comme le marché affiche toujours d'importants surplus, le prix de vente moyen est appelé à fléchir légèrement (- 0,4 %) d'ici 2017.» Il passera de 256 053 $ à 255 029 $.