Le chef des opérations chez DashThis, Antoine Paré, le fondateur de l’entreprise, Stéphane Guérin, et le président-directeur général, Philip Boumansour.

DashThis taille sa place parmi les géants

DashThis, vous connaissez? Il s’agit d’une entreprise numérique de la région de Québec qui a connu une croissance de ses revenus de 1302 % entre 2013 et 2017. De quoi faire rougir la compétition.

Cette performance a d’ailleurs valu à la jeune pousse de huit ans le 58e rang au Canada dans le relevé Growth 500 – anciennement connu sous le nom de PROFIT 500 – du Canadian Business. Et la première position pour les entreprises de la capitale.

Spécialisé dans le marketing numérique, DashThis compte aujourd’hui 32 travailleurs dans ses bureaux de Lebourgneuf. Dans son secteur d’affaires, l’entreprise joue du coude avec des géants internationaux, principalement basés dans la Silicon Valley, au pays de Donald Trump. Ses rivaux sont, entre autres, Google, Tapclicks ou ReportGarden.

«Nous sommes 100 % indépendants, sans aucun financement externe et profitable depuis le premier jour. Notre croissance démontre qu’il est possible d’avoir du succès même dans une petite Ville comme Québec», indique au Soleil Antoine Paré, chef des opérations chez DashThis.

Fondation

Pour la petite histoire, Stéphane Guérin a fondé DashThis en 2011. L’homme d’affaires a mis sur pied un logiciel permettant aux agences de marketing de regrouper dans un même document les performances d’une campagne publicitaire. Par exemple, le logiciel sert à compiler les données des placements publicitaires sur Facebook, Instagram, LinkedIn et Twitter.

Ce qui permet par la suite de fournir un rapport détaillé sur les retombées au client. Une manoeuvre qui devait auparavant être réalisée manuellement.

DashThis possède aujourd’hui un chiffre d’affaires entre deux et cinq millions de dollars. La direction préfère ne pas dévoiler le montant exact, question de compétition. Elle brasse, entre autres, des affaires aux États-Unis, en Australie, au Cameroun, en Suède et à Singapour.

«Le Canada représente moins de 6 % de notre clientèle», précise M. Paré. «Le reste est réparti dans 70 pays à l’étranger, mais principalement aux États-Unis», ajoute-t-il.

Dans son plan d’affaires pour les deux prochaines années, DashThis souhaite davantage augmenter ses ventes du côté des États-Unis. La Ville de Chicago figure notamment sur son tableau de chasse. Les patrons de l’entreprise veulent également peaufiner leur logiciel.    

Manque de main-d’oeuvre

Comme plusieurs autres compagnies à travers la province, le plus gros frein au développement de DashThis est actuellement le manque de main-d’oeuvre. L’entreprise est à la recherche de plusieurs développeurs.

«Nous aurions une croissance encore plus fulgurante si nous avions tous les employés que nous voulions. Il manque de développeurs à Québec. Nous avons même évalué la possibilité d’aller chercher des gens au Maroc et en France», note M. Paré. «Notre objectif est de ne pas dépasser les 50 employés, car cela dépasserait nos valeurs. Nous voulons conserver notre esprit de famille», conclut celui qui est en poste depuis 2016.