Des participants à une étude clinique menée chez Syneos Health à Québec.

D'Anapharm à inVentiv Health à Syneos

Le nom Anapharm est bien ancré dans la mémoire des gens de Québec. Même lorsque l’entreprise spécialisée dans le domaine des études cliniques s’appelait inVentiv Health, Anapharm revenait immanquablement sur le tapis dans les discussions.

Il faudra dorénavant s’habituer à un nouveau nom.

En effet, inVentiv Health vient de fusionner avec la société INC Research pour donner naissance à Syneos Health.

Le nouveau-né devient, du même coup, un leader mondial dans le domaine de la recherche clinique pour les fabricants de médicaments. Il compte 21 000 employés répartis dans une centaine de pays.

Syneos Health possède trois sites en Amérique du Nord. À Toronto. À Miami. Et à Québec, plus précisément dans le parc technologique du Québec métropolitain.

Jeudi, la direction de la société a dévoilé sa nouvelle identité en présence des employés.

Présent à la cérémonie, l’un des cofondateurs d’Anapharm, le docteur Marc LeBel, a rappelé les débuts modestes de la clinique il y a un quart de siècle. La jeune pousse occupait des espaces au sous-sol du pavillon Ferdinand-Vandry de l’Université Laval. «À deux pas de la morgue!» a signalé le docteur LeBel.

Aujourd’hui, l’entreprise fait travailler 405 personnes. Des emplois de haute qualité, a fait valoir Sylvain Cloutier, l’un des hauts dirigeants de Syneos Health. «Nous comptons dans nos rangs plus de 80 diplômés détenant une formation de deuxième cycle et plus.»

Il a aussi insisté sur le fait que la clinique comptant 248 lits — la plus importante de la famille Syneos Health — était un moteur de l’économie de la capitale. Elle brasse des affaires avec une trentaine de fournisseurs locaux et commande, bon an mal an, 50 000 repas pour les 2000 volontaires qui participent aux études cliniques.

Syneos Health mène une centaine d'études cliniques par année dans la capitale.

La fusion des activités avec INC Resarch devrait permettre d’accroître ce nombre, a mentionné le vice-président aux affaires médicales, Richard Larouche. «En élargissant notre bassin géographique, ça nous donne plus d’opportunités de mener encore plus d’études cliniques. Il est donc possible que de nouveaux emplois puissent être créés prochainement.»