Le respirateur artificiel qui a été développé à toute vitesse par la multinationale québécoise CAE dans la foulée de la pandémie de COVID-19 afin d’aider les personnes infectées par la maladie ne semble pas être passé inaperçu ailleurs dans le monde.
Le respirateur artificiel qui a été développé à toute vitesse par la multinationale québécoise CAE dans la foulée de la pandémie de COVID-19 afin d’aider les personnes infectées par la maladie ne semble pas être passé inaperçu ailleurs dans le monde.

COVID-19: de l’intérêt pour le respirateur artificiel développé par CAE  

Le respirateur artificiel qui a été développé à toute vitesse par la multinationale québécoise CAE dans la foulée de la pandémie de COVID-19 afin d’aider les personnes infectées par la maladie ne semble pas être passé inaperçu ailleurs dans le monde.

Alors qu’elle s’apprête à fabriquer 10 000 de ces appareils afin de les livrer, à compter du début du mois de mai, dans des hôpitaux un peu partout au pays dans le cadre de son contrat signé avec le gouvernement fédéral le 10 avril dernier, la société a fait savoir, lundi, avoir constaté de l’intérêt de la part de «divers pays».

«Notre priorité est de remplir notre engagement envers le Canada mais nous verrons par la suite», a expliqué une porte-parole du spécialiste des simulateurs de vol et de la formation, Pascale Alpha, au cours d’un entretien téléphonique.

Surtout présente dans le secteur de l’aviation civile et de la défense, CAE exploite également une division dans le secteur de la santé, qui se spécialise surtout dans la fabrication de simulateurs.

Parallèlement au démarrage prochain de la production du respirateur «CAE Air 1», qui se fera dans ses installations situées dans l’arrondissement montréalais de Saint-Laurent, l’entreprise a également annoncé le rappel de quelque 1500 travailleurs mis à pied temporairement au pays en raison des turbulences provoquées par le nouveau coronavirus.

À l’échelle mondiale, quelque 2600 personnes, soit environ le quart de l’effectif de la compagnie, avaient été mis à pied temporairement le 6 avril dernier.

Rétroactif au début de la pandémie, le programme proposé par le gouvernement Trudeau permet aux travailleurs de toucher 75 % de leur salaire horaire normal, ou un maximum hebdomadaire de 847 $, par rapport à 500 $ par semaine pour la prestation canadienne d’urgence.

Mme Alpha n’a pas précisé la valeur du contrat pour les 10 000 respirateurs artificiel, mais selon l’analyste Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, le prix de chaque appareil oscillerait entre 10 000 $ et 25 000 $.

«En raison de la complexité entourant la fabrication de respirateurs dans un délai aussi court et dans le contexte actuel, nous ne nous attendons pas à une contribution d’envergure (du contrat) sur les résultats», a-t-il écrit, dans un rapport envoyé à ses clients.

Invitée à préciser si le ventilateur fabriqué par CAE pourrait demeurer, à plus long terme, dans le portefeuille de la division santé de l’entreprise, Mme Alpha a répondu qu’il était encore trop tôt pour se prononcer.

La semaine dernière, Bombardier a également annoncée qu’elle allait aider à fabriquer 18 000 ventilateurs pour le gouvernement ontarien dans son usine temporairement fermée de Thunder Bay, en Ontario.

CAE a également dit avoir été en mesure d’obtenir quelque 100 000 masques de type N95 - dont les professionnels de la santé ont besoin pour se protéger du virus et qui sont très rares - par l’entremise de sa chaîne d’approvisionnement. Ceux-ci seront livrés au gouvernement québécois.