Jean Wilhelmy, vice-président principal, Capital de développement au Fonds de solidarité FTQ, Jacques Tanguay, président et chef de la direction du Groupe Océan, Gordon Bain, le fondateur et président du conseil d’administration du Groupe Océan, et Stéphane Léveillé, vice-président, Moyennes entreprises à la Caisse de dépôt et placement du Québec, ont annoncé les investissements, mardi.

Coup de pouce de 112 M$ pour le Groupe Océan

La Caisse de dépôt et placement du Québec et le Fonds de solidarité FTQ montent à bord du Groupe Océan en investissant 112 millions $ dans l’entreprise maritime de Québec.

Faisant travailler plus de 900 personnes, le Groupe Océan a le vent dans les voiles.

L’arrivée de ces deux investisseurs québécois va lui permettre de passer à la vitesse grand V.

«Nous avons connu une belle croissance et nous n’avons nullement l’intention de nous arrêter là», ont fait valoir les deux propriétaires de la compagnie, Gordon Bain et Jacques Tanguay.

«Comme on dit chez nous, go pleine puissance!», a déclaré Gordon Bain qui avait donné naissance, en 1972, au Groupe Océan qui s’appelait à l’époque Aqua Marine. L’entreprise se spécialisait dans les travaux sous-marins.

Aujourd’hui, le Groupe Océan fait son pain et son beurre dans le remorquage portuaire, la construction et la réparation de navires, le dragage et la location d’équipements maritimes spécialisés.

«Pour maintenir notre vitesse de croisière — et même l’accélérer — nous devions nous donner de nouveaux leviers financiers», a expliqué M. Tanguay.

Deux ans de recherche

La recherche de nouveaux investisseurs a duré près de deux ans. Des financiers européens et américains ont levé la main.

La CDPQ — qui est l’un partenaire d’affaires du Groupe Océan depuis 2014 — et le Fonds de solidarité ont présenté, pour leur part, des «offres compétitives» de 56 millions $ chacun.

«Nous souhaitions que les nouveaux actionnaires minoritaires de l’entreprise soient des gens d’ici. Une connexion s’est faite rapidement avec la Caisse et le Fonds», a souligné Jacques Tanguay.

«Ils vont nous aider à concrétiser notre vision d’avenir en injectant de l’argent neuf et en nous offrant un accès privilégié à leurs réseaux d’affaires», a ajouté celui qui occupe le siège de président et chef de la direction du Groupe Océan.

«C’est le coup de pouce dont nous avions besoin pour aller encore plus loin», a renchéri Gordon Bain, qui préside le conseil d’administration de l’entreprise maritime.

«Au fil des ans, nous avons appris à connaître l’entreprise et ses dirigeants et nous sommes convaincus que le Groupe Océan possède tous les atouts pour réussir», a déclaré Stéphane Léveillé, vice-président, Moyennes entreprises à la CDPQ.

«Notre investissement s’inscrit dans notre volonté d’appuyer les fleurons québécois, de protéger nos sièges sociaux et de supporter le secteur maritime», a signalé Jean Wilhelmy, vice-président principal, Capital de développement au Fonds de solidarité.

Bientôt 1000 employés?

Avec beaucoup de nouveaux billets verts en banque, le Groupe Océan entend procéder à l’acquisition de nouveaux équipements (remorqueurs, dragues et barges), à l’expansion de ses activités au Canada et à l’accélération de son plan de développement à l’international.

Rappelons que le Groupe Océan a réussi à faire sa place dans les Caraïbes au cours des dernières années. En juin dernier, l’entreprise concluait une entente de 10 ans avec les autorités portuaires jamaïcaines pour la fourniture de services de remorquage au port de Kingston.

«Le marché du remorquage portuaire s’est mondialisé au cours des dernières années et nous estimons qu’il y une place pour un joueur de moyenne taille comme nous», a mentionné Jacques Tanguay.

Le Groupe Océan veut également intensifier sa présence dans le secteur de la construction navale. Il possède des chantiers à l’Isle-aux-Coudres, au Nouveau-Brunswick et à Québec.

L’entreprise mise notamment sur un appel d’offres du gouvernement fédéral pour la construction de quatre remorqueurs pour la Défense nationale.

À savoir si l’effectif du Groupe Océan explosera à la suite de l’entrée en scène de nouveaux investisseurs, Jacques Tanguay n’ose pas trop s’avancer sur le sujet.

«Il y a un an, nous étions 800. Nous sommes 900 aujourd’hui. Allons-nous être 1000 l’an prochain? C’est possible.»