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Consommation d'électricité: un hiver record

L'hiver a été plutôt ardu sur la facture de chauffage des Québécois... et le froid n'est même pas encore terminé qu'Hydro-Québec affiche déjà un record de consommation pour la dernière décennie.
«L'écart de température d'environ - 2 ° C observé pour l'hiver 2014 [de novembre 2013 à février 2014] représente en moyenne une hausse de la facture de 7 % par rapport à cette même période l'année dernière», soutient Patrice Lavoie, porte-parole de la société d'État, qui compte 2,8 millions de clients résidentiels.
Cette hausse s'observe notamment pour une maison type de 1700 pieds carrés située à Montréal et qui consomme environ 25 000 kWh à température normale. Il est important de mentionner que le tarif moyen payé par un client qui consomme mensuellement environ 1000 kWh était de plus ou moins 6,87 ¢/kWh en 2013, soit 0,11 ¢ de plus qu'en 2012 (6,76 ¢/kWh).
Le porte-parole tient à préciser que l'augmentation pourrait différer en fonction du type d'habitation, du niveau d'isolation, du nombre d'occupants, des habitudes de consommation et de la température extérieure selon les régions. Le chauffage de l'eau et des locaux représente plus de 70 % de la facture d'électricité.
Bond de 42 ¢
La période hivernale a aussi été coûteuse pour les consommateurs québécois de propane, alors que le prix du litre, pour le secteur résidentiel, a grimpé de près de 42 ¢ en janvier, pour atteindre environ 120 ¢/l. Un bond qui s'explique notamment par une forte augmentation de la demande par rapport à l'offre.
«Les volumes ont été très, très importants», souligne Michel Délorier, directeur général de l'Association québécoise du propane, qui calcule une hausse au minimum de 10 % de la consommation pour cette année.
De 2012 à 2013, «on parlait de plus de 480 millions de litres de propane consommés au Québec», ajoute-t-il. «Aujourd'hui, c'est environ 530 millions de litres qui seront consommés.»
Présentement, le prix pour un litre de propane, pour le secteur résidentiel, varie entre 80 ¢ et 90 ¢.
Et le mazout?
Les utilisateurs de mazout n'ont pas été épargnés par le froid sibérien puisque le prix s'est élevé à 109,4 ¢ le litre dans la capitale nationale, comparativement à 104,9 ¢/l en 2012-2013.
À ce prix, pour une famille dont la fournaise à l'huile consommerait 2500 litres, le coût de chauffage annuel passerait de 2622,50 $ à 2735 $ (+ 112,50 $).
«Comme toutes les autres sources d'énergie, le froid a eu un impact sur la consommation», souligne Sonia Marcotte, pdg de l'Association québécoise des indépendants du pétrole. Mais «contrairement à d'autres sources, le mazout est très fiable. Nous avons pu répondre aux besoins de nos clients sans problème.»
Le mois de février s'est avéré le plus dispendieux pour les utilisateurs québécois (122,46 ¢/l).
Selon Statistique Canada, le gaz naturel était la principale source d'énergie utilisée pour le chauffage dans 50 % des ménages canadiens en 2011 suivi de l'électricité (39 %).
En Ontario, dans les Prairies et en Colombie-Britannique, les ménages ont principalement utilisé le gaz naturel pour le chauffage, tandis qu'au Québec, à Terre-Neuve-et-Labrador et au Nouveau-Brunswick, ils ont surtout utilisé l'électricité. À l'Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse, c'est le mazout qui a été le plus souvent utilisé.