Congédiement annulé par le tribunal: un travailleur touchera 14 000 $

MONTRÉAL — Un travailleur dans une usine de volaille vient de se voir octroyer une somme de 14 800 $ par le Tribunal administratif du travail, après avoir contesté avec succès son congédiement.

L’usine de transformation et de distribution de volaille qui l’employait, Volailles Régal, l’avait congédié, après neuf ans à son emploi.

Le travailleur, Joseph Milot Jean, travaillait à une chaîne de production. Il était chargé de placer les produits de volaille dans une boîte, d’y apposer une étiquette et de déposer la boîte sur une palette.

L’employeur l’avait congédié en décembre 2016, en invoquant des absences injustifiées et pour avoir refusé à plusieurs reprises d’effectuer certaines tâches. Il soutenait que le congédiement se justifiait, dans ce contexte, puisqu’il suivait des avis verbaux et un avis écrit en juin 2014.

Le travailleur avait nié s’être absenté sans motif. Il avait soutenu qu’il s’était présenté à l’usine, mais que c’était un chef d’équipe qui lui avait dit de retourner chez lui en raison de l’absence de travail sur la chaîne de production. Il avait admis devoir à l’occasion s’absenter parce qu’il participait à un programme de francisation, mais soutenait que son chef d’équipe en était avisé.

En avril dernier, le Tribunal administratif du travail avait annulé son congédiement, en rappelant qu’un salarié doit faire l’objet de mesures disciplinaires de façon progressive avant de se voir imposer un congédiement.

Nouvel emploi

D’ailleurs, le seul avis écrit déposé en preuve remontait à juin 2014, soit plus de deux ans et demi avant le congédiement du travailleur. De plus, le travailleur niait l’avoir reçu et le document n’était pas signé, a noté le Tribunal.

L’homme s’était ensuite trouvé un nouvel emploi. Il est donc indemnisé par le Tribunal pour la perte de salaire pendant les deux périodes. Il touche également une indemnité pour perte d’emploi, en plus des intérêts.

Le 11 octobre dernier, le Tribunal a fixé à 14 812,48 $ les indemnités que Volailles Régal devra lui verser. Et il les a fixées en l’absence de l’employeur, puisque celui-ci ne s’est pas présenté devant lui, malgré deux avis en ce sens.