L'acheteur potentiel du Concorde, Eddy Savoie, ne serait «pas fermé» à l'idée de garder L'Astral ouvert au public.

Concorde: l'Astral pourrait rester ouvert au public

Ce n'est peut-être pas la fin pour le restaurant L'Astral. L'acheteur potentiel du Concorde Eddy Savoie n'est «pas fermé» à l'idée de conserver l'emblématique restaurant même si le reste de l'édifice est transformé en résidence pour aînés.
En entrevue au Soleil, Eddy Savoie, le propriétaire des Résidences Soleil qui compte se porter acquéreur du Concorde, s'est montré ouvert à la possibilité que le restaurant situé au 27e étage de l'hôtel de la Grande Allée demeure ouvert au public. Si une demande à cet effet venait de la Ville, il l'étudierait certainement, a-t-il assuré.
«C'est quelque chose qu'il faudrait bien analyser pour savoir si le restaurant pourrait se rentabiliser. Mais on n'est quand même pas fermés à certaines propositions. On n'est pas fermés à aucune discussion.»
M. Savoie indique n'avoir reçu aucune demande de la Ville concernant L'Astral. Au bureau de Régis Labeaume, son attaché de presse Paul-Christian Nolin affirme que ce n'est pas au maire d'aborder cette question. «Il n'y a aucune négociation avec M. Savoie. Il a fait une demande [de changement d'usage] et on analyse sa demande. Le maire n'a rien à demander à M. Savoie. Ce n'est pas nous, comme Ville, qui pouvons imposer [de conserver le restaurant]. C'est son projet à lui.»
Dans les plans actuels, L'Astral sera converti en restaurant-cafétéria pour répondre aux besoins alimentaires des futurs résidents de l'immeuble et de leurs visiteurs. «Un attrait comme ça, ça va être très intéressant pour les enfants qui viendront voir leurs parents», a exprimé M. Savoie. Mais dans le cas où L'Astral garderait sa vocation commerciale, le Groupe Savoie aménagerait une cafétéria réservée à ses résidents ailleurs dans l'édifice, a précisé l'homme d'affaires.
L'entreprise de M. Savoie a conclu une entente de principe avec le groupe Loews de New York pour l'achat de l'hôtel. Mais cette vente est conditionnelle à la permission de la Ville d'ajouter l'usage de services communautaires au zonage actuel qui ne comprend que la vocation commerciale et résidentielle. Cet usage est nécessaire puisque M. Savoie compte aménager, comme dans toutes ses autres résidences Soleil, des aires de divertissement comme des allées de quilles, un mini-golf et un cinéma.
La demande de changement d'usage a été officiellement déposée à la Ville de Québec à la mi-janvier. Elle a un mois pour rendre sa décision.
Vote à venir
Selon le règlement municipal, la demande doit être soumise à une consultation publique. Les élus du comité exécutif devront par la suite voter, avant le 16 février, pour déterminer s'ils donnent ou non le feu vert à une transformation en 350 logements pour personnes âgées autonomes.
À son retour de vacances après les Fêtes, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait lancé une dernière tentative pour trouver des acheteurs qui seraient prêts à conserver la vocation hôtelière de l'édifice de la Grande Allée. La démarche du maire se fait en parallèle à l'étude de la demande de changement d'usage.
Eddy Savoie ne tient pas rigueur au maire de sa démarche. «Je ne suis pas en désaccord avec M. Labeaume là-dessus. M. Labeaume fait son possible pour essayer de satisfaire l'ensemble de sa population. Nous, on a dit : «Allez-y, Monsieur le maire. Et si vous trouvez un preneur, les Résidences Soleil, on va se retirer. On n'est pas là pour créer des frictions entre la famille Savoie et la Ville de Québec.» D'autant que son groupe a l'intention de réaliser d'autres projets dans la capitale, dit-il, sans vouloir donner davantage de détails pour le moment.
Jeudi, il a été possible de savoir qu'une rencontre entre l'homme d'affaires et le maire se tiendra probablement la semaine prochaine. «J'ai eu un téléphone me disant que le maire m'appellerait dans le courant de la semaine prochaine pour me donner un rendez-vous», a indiqué M. Savoie. «Je vais m'organiser pour me libérer et descendre à Québec. Je garde des moments libres dans mon agenda.»