Concorde: Labeaume appelle la CSN à la «discrétion»

Régis Labeaume invite tout le monde, et au premier chef les syndicats et les élus, à la «discrétion» dans le dossier du Concorde. Suivant son propre conseil, le maire de Québec a refusé d'en dire davantage jeudi sur le sort de l'hôtel qui a fermé officiellement ses portes mercredi après 40 ans d'activité.
«Ce qui est important dans ces choses-là est d'être très discret, parce qu'il y a beaucoup d'argent en jeu. Et je l'ai dit à la CSN, j'ai besoin que tout le monde soit énormément discret», a dit M. Labeaume jeudi.
Mercredi, les représentants de la centrale syndicale qui représente les 230 employés du Concorde est sortie publiquement deux fois plutôt qu'une. En conférence de presse en matinée, le vice-président de la CSN, Jean Lacharité, a assuré que des chaînes sont intéressées à garder la vocation hôtelière de l'immeuble.
«Il y a des acquéreurs potentiels et il y a des discussions actuellement. La situation évolue de jour en jour», a-t-il dit.
En fin de journée, les employés du Concorde qui perdent leur boulot ont tenu une cérémonie funèbre symbolique devant l'hôtel.
«Quand on travaille dans cette sphère d'activités-là, c'est pas le temps de mettre de la pression, ou de manifester publiquement», a averti M. Labeaume jeudi. «Je demande à la CSN d'être discrète et je demande aux politiciens de l'être aussi si on veut que ça réussisse un jour.»