L'homme d'affaires Jean-Claude Fortin entend communiquer avec Loews lorsque l'offre d'achat des Résidences Soleil arrivera à échéance vendredi.

Concorde: Eddy Savoie prêt à se retirer des négos

L'homme d'affaires Eddy Savoie songe à se retirer du processus de transition du Concorde. Le propriétaire des Résidences Soleil, qui souhaite transformer l'hôtel en résidence pour personnes âgées, n'a pas l'intention de payer les frais «trop élevés» que veut lui refiler la chaîne Loews.
En entrevue avec Le Soleil, vendredi, Eddy Savoie a dit se donner jusqu'à mercredi pour conclure une entente avec la chaîne hôtelière, qui tiendrait compte des trois mois demandés par la Ville de Québec pour étudier les impacts du changement de vocation du Concorde.
Si le groupe de New York persiste à vouloir lui refiler ses frais de maintenance «trop élevés», le dirigeant du Groupe Savoie se dit prêt à faire une croix sur une nouvelle entente de principe et laisser le temps faire s on travail.
«Soit qu'ils acceptent de nous prolonger avec des montants raisonnables ou sinon on reviendra dans le dossier quand ils auront fait des recherches pour trouver un hôtelier», lance Eddy Savoie. Des recherches qu'il juge vaines, de toute façon. «On est encore confiant qu'il n'y en aura pas, de preneur», souligne-t-il.
Le Groupe Savoie a vu sa première entente avec Loews prendre fin le 28 février. Depuis, la chaîne hôtelière lui demande d'acquitter les frais de maintenance de l'hôtel, fermé depuis la mi-février. Il était au départ question de 200 000 $ par mois, mais M. Savoie parle maintenant de «montants beaucoup plus élevés», «qui n'ont pas d'allure». L'homme d'affaires refuse, pour l'instant, de les dévoiler.
Eddy Savoie est peu enclin à débourser ces sommes, puisque la Ville de Québec n'a jamais démontré la volonté de modifier le zonage comme l'exige son projet de résidence pour personnes âgées. «On n'a jamais eu aucun éclaircissement là-dessus», rappelle M. Savoie.
La voie d'accotement
«Même si on continuait de payer pendant quatre, cinq, six mois, on n'a aucune assurance à nulle part que la Ville va émettre [le changement de zonage]. C'est pour ça qu'on est pratiquement assurés de faire une perte énorme si on avance comme ça. On ne veut quand même pas engager des sommes pour faire des pertes», justifie-t-il.
S'il ne parvient pas à s'entendre avec Loews d'ici mercredi, Eddy Savoie se mettra dans la voie d'accotement. Il attendra les résultats de l'étude d'impacts commandée par la Ville, et cela lui permettra de voir si d'autres promoteurs veulent se mouiller.
«À partir de ce moment-là, on va essayer de rester en bons termes avec la Ville, parce qu'on sait jamais. On sera là», conclut M. Savoie.