Jean Laflamme, président de Meubles South Shore, a complété son virage numérique depuis déjà une dizaine d’années avec l’aide de l’entreprise Mirego fondée à Québec grâce au crédit d’impôt pour le développement des affaires électroniques.
Jean Laflamme, président de Meubles South Shore, a complété son virage numérique depuis déjà une dizaine d’années avec l’aide de l’entreprise Mirego fondée à Québec grâce au crédit d’impôt pour le développement des affaires électroniques.

Commerce en ligne: un crédit d'impôt à revoir

Lorsque le gouvernement Legault a présenté son budget en mars, le volet de la «conception et le développement des sites web» du Crédit pour le développement des affaires électroniques (CDAE) a été retiré. C’était avant la crise de la COVID-19. Des acteurs de l’industrie demandent maintenant au gouvernement de revoir cette mesure.

«Le contexte actuel fait en sorte que les gens d’affaires d’ici ont davantage besoin d’aide pour effectuer leur virage numérique. Il y a une urgence d’agir, ce n’est pas le temps de se tromper face à cette crise-là», entame Charles Guimont, président chez O2Web, une entreprise spécialisée dans la conception et le développement Web.

M. Guimont souhaite voir cette aide se poursuivre afin de permettre aux entreprises de réaliser une transformation numérique avec l’aide des ressources compétentes et spécialisées. «Ce crédit permet aux entreprises québécoises d’avoir accès à des experts québécois. Ce qu’on fait, ce n’est pas juste créer des sites transactionnels, on aide aussi les entreprises à développer un modèle d’affaires numérique.»

Jean Laflamme, président de Meubles South Shore, a complété ce virage numérique depuis déjà une dizaine d’années avec l’aide de l’entreprise Mirego fondée à Québec. Ce «virage à 180 degrés», il le qualifie de «très bénéfique» aujourd’hui, surtout en temps de pandémie. Avec l’aide d’experts en technologies de l’information, Meubles South Shore a pu ouvrir une plateforme Web pour permettre aux fabricants, manufacturiers et détaillants québécois de vendre à l’étranger. «On n’est pas formé à l’interne pour réaliser ce virage numérique là», précise-t-il.

Selon M. Guimont, le CDAE est une mesure qui a fait ses preuves dans les dernières années. «On croit que c’est un des moyens les plus efficaces et les plus rapides pour continuer à aider nos organismes d’ici. On s’assure également que cette expertise reste au Québec», conclut-il.