À compter du 1er septembre, 900 000 travailleurs canadiens bénéficieront d’avantages supplémentaires grâce à des modifications au Code canadien du travail qui entreront alors en vigueur.

Code canadien du travail: plus de congés et de pauses dès le 1er septembre

Plus de congés, de pauses non rémunérées et un droit de refuser des heures supplémentaires pour obligations familiales. À compter du 1er septembre, 900 000 travailleurs canadiens bénéficieront d’avantages supplémentaires grâce à des modifications au Code canadien du travail qui entreront alors en vigueur.

Comme il s’agit du Code canadien du travail, ces modifications touchent les employés de compétence fédérale, comme le transport aérien, le transport ferroviaire, les banques.

Entre autres, chaque employé aura droit à une pause non rémunérée d’au moins 30 minutes après chaque période de cinq heures de travail consécutives. S’il doit rester à la disposition de son employeur, la pause doit être rémunérée.

Il devra aussi y avoir une période de repos d’une durée minimale de huit heures consécutives entre chaque quart de travail, sauf en cas d’urgence.

De plus, à certaines conditions, un employé aura le droit de refuser de faire des heures supplémentaires pour s’acquitter de ses obligations familiales auprès d’un enfant ou d’un membre de la famille malade.

«On ne pouvait pas dire : “Écoutez, je ne peux pas faire de temps supplémentaire, je dois aller chercher mon fils à l’école”. Ce n’était pas permis dans le passé. Avec des modifications comme celle-là, on vient de donner à un employé le droit de dire : “J’ai des obligations familiales, je ne peux accepter le temps supplémentaire”», a illustré en entrevue avec La Presse canadienne, lundi, la vice-présidente exécutive nationale de l’Alliance de la fonction publique du Canada, Magali Picard.

De même, le congé pour obligations familiales est remplacé par un congé personnel de cinq jours pour soigner une maladie ou une blessure, s’acquitter d’obligations pour un membre de la famille. Les trois premiers jours seront rémunérés si l’employé travaille pour son employeur depuis au moins trois mois.

Plusieurs autres modifications sont apportées : un congé pour victimes de violence familiale, un congé pour fonctions judiciaires, par exemple. Elles résultent de lois qui ont été adoptées en 2017 et 2018.