Malgré les embûches des dernières années, le président du Groupe Le Massif, Claude Choquette, assure que les pourparlers se poursuivent entre les différents intervenants impliqués dans le dossier.

Club Med au Massif: ça passe ou ça casse

Abandonné en décembre 2015. Relancé en avril 2016. Les prochains mois seront décisifs pour le projet de Club Med au Massif de Charlevoix. Le président du Groupe Le Massif, Claude Choquette, reste optimiste de voir un jour le développement de 120 millions $ prendre son envol. En attendant, les projets résidentiels se multiplient aux alentours de la montagne.
Malgré les embûches des dernières années - la première annonce médiatique en lien avec un Club Med au Massif avait eu lieu en 2012 -, M. Choquette assure que les pourparlers se poursuivent entre les différents intervenants impliqués dans le dossier. Le temps commence toutefois à presser pour les partenaires, entre autres le Groupe Le Massif et Investissement Québec ainsi que Club Med. Ils se sont donnés jusqu'au printemps 2017 pour trouver un terrain d'entente sur «les risques financiers», ce qui n'est pas le cas présentement. Sans accord, le projet de Club Med sera enterré.  
«Le projet est toujours sur la table. Sa réalisation est une chose. Deuxièmement, il faut s'assurer de sa pérennité», indique au Soleil M. Choquette, notant être «constamment en discussion» depuis le mois d'avril. «Évidemment, si nous sommes encore autour de la table, c'est parce qu'on y croit toujours. Souvent, il y a des projets qui sont plus longs et on dit qu'ils ne devraient pas se faire. Mais celui-là, il est long, mais permet d'être plus rassuré au niveau des risques», poursuit-il. 
Le développement du Club Med consiste à la construction d'un complexe hôtelier avec piscine et spa de 300 unités ouvert à l'année au pied de la montagne de la Petite-Rivière-Saint-François. Il s'agirait d'un premier établissement au Canada pour Club Med. 
Le même visage qu'au départ
Le président du Groupe Le Massif stipule que le projet a toujours le même visage qu'au départ. «On est dans le même cadre de projet. On travaille vraiment sur la façon d'y trouver un financement viable. On n'est pas encore arrivé à nos fins. [...] Il faut un risque équilibré par rapport à tous les partenaires», note M. Choquette, précisant n'avoir «aucune idée» à l'heure actuellement si les négociations vont s'avérer salutaires. «On a espoir et on met beaucoup de temps, mais il n'y a rien de garanti.»
Du côté de Club Med, qui appartient à un conglomérat chinois, on refuse de dire si on est toujours en exploration pour un autre site au Canada, comme on l'avait laissé entendre en 2015. On confirme toutefois être toujours en pourparlers avec le Groupe Le Massif. L'entreprise visait 2019 pour ouvrir son premier village de ski en Amérique du Nord. 
«C'est toujours quelque chose qu'on regarde avec eux afin de voir les possibilités. On n'a pas encore fait de mouvement pour solidifier un plan», relate Nicole Amiel, de rock-it promotions, agence de relations de presse pour Club Med. «C'est quelque chose qu'on souhaite faire, mais on ne sait pas encore si cela va marcher», poursuit-elle.
En attendant d'en savoir plus sur le projet de Club Med, le Groupe Le Massif continue de développer la montagne. Au sommet, le groupe immobilier Thinking Habitat va amorcer au cours des prochaines semaines une première phase de développement comptant 16 chalets semi-détaché de 1280 pieds carrés. Une résidence modèle sera érigée en janvier. À terme, Thinking Habitat pourrait construire une quarantaine de chalets.  
Le promoteur d'H2J prévoit également construire 42 microchalets dans le secteur de La Goélette. La construction des premières unités pourrait se faire au printemps. Par ailleurs, un troisième promoteur est également intéressé à développer le secteur, avance le président du Groupe Le Massif. 
«On cherche à trouver des promoteurs dont les projets vont s'intégrer à notre plan d'ensemble pour assurer la continuité du développement. Lorsqu'on saura vers où on s'en va avec le Club Med, on verra à quel moment nous allons remettre nos plans pour la base en marche», conclut M. Choquette. Rappelons qu'en 2014, le Groupe Le Massif avait dévoilé entre autres un projet immobilier de 500 unités au pied de la montagne.