Jean-François Transon, le coprésident de Club Chaussures, qui porte maintenant le nom de Club C, a mentionné que son entreprise avait un grand intérêt pour le développement des marchés hors Québec.

Club Chaussures augmente le pas

Club Chaussures enfile ses espadrilles de course. L'entreprise se refait une beauté et souhaite presque tripler son nombre de magasins à travers la province pour atteindre les 77 points de vente.
Mercredi, la direction de la compagnie québécoise a dévoilé la nouvelle succursale phare de la bannière, située dans le Méga Centre Lebourgneuf, à Québec. Un investissement de 440 000 $ qui a permis la création d'une dizaine d'emplois. Pour l'occasion, Club Chaussures a également changé le nom inscrit à son baptistaire pour Club C. Une modification qui permettra de mieux fleurir du côté anglophone, estiment les propriétaires.
Depuis janvier, Club C, qui relève du Groupe Nero Bianco, a déjà fait trois petits au Québec et plusieurs autres ouvertures sont au programme d'ici avril 2018, notamment à Beauport, Matane, Gaspé, Chicoutimi, Rimouski, Saint-Jean-sur-Richelieu et Drummondville. Et deux autres sites, entre autres près de Montréal, sont en négociations. La facture pour cette phase d'expansion devrait avoisiner les 3,5 millions $. 
«Certains magasins seront aussi rénovés à l'image de notre nouvelle signature», note au Soleil le coprésident de l'entreprise, Jean-François Transon, qui manifeste également un grand intérêt pour le développement des marchés hors Québec. «C'est dans un plan futur. Nous regardons pour l'est de l'Ontario et le Nouveau-Brunswick. [...] Nous avons déjà une boutique au Nouveau-Brunswick. On test les eaux», poursuit-il, précisant toutefois vouloir avant tout consolider son offre à travers le marché québécois.
De 26 points de vente au début 2017, le plan stratégique du détaillant de chaussures pour femmes, hommes et enfants prévoit 38 boutiques d'ici avril 2018 et 77 d'ici huit ans. Un site transactionnel pour les consommateurs canadiens sera aussi lancé au cours des prochaines semaines. 
«Notre compagnie connaît une croissance de 10 % chaque année depuis quatre ans. C'est phénoménal dans le marché du détail. Toutefois, c'est certain qu'il y a toujours du repositionnement. Tu ne frappes pas des coups de circuit chaque fois que tu ouvres un magasin. Mais dans notre cas, la majorité de nos succursales ouvertes ont bien fonctionné», se réjouit M. Transon, patron de 300 employés. La famille devrait atteindre les 350 travailleurs en 2018.
Les États-Unis
Pour une possible incursion au pays de Donald Trump, M. Transon ne ferme pas la porte. L'aventure au sud de la frontière n'est toutefois pas au programme pour demain. «Il ne faut jamais dire non, mais nous ne sommes pas rendus là».
Fondé en 1984, le Groupe Nero Bianco, dont le siège social est basé à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, s'était porté acquéreur en 2005 de Club C. On compte à ce jour 30 succursales Club C et 20 boutiques Nero Bianco réparties partout à travers la province ainsi qu'au Nouveau-Brunswick.
Des projets afin de moderniser l'image du Groupe Nero Bianco sont également sur les rails. Des annonces devraient avoir lieu en 2018.
Malgré la récente disparition et la restructuration de plusieurs grands joueurs du commerce de détail, comme La Baie et Sears, pour ne nommer qu'eux, M. Transon réfute l'idée que son domaine d'affaires traverse actuellement une période plus sombre.
«Nous nous distinguons de nos compétiteurs avec notre offre. Nous avons beaucoup de marques. Nous sommes également très présents en région et nous avons l'intention de l'être encore plus. C'est de cette manière que nous allons nous distinguer», avance le coprésident. «Le marché du commerce de détail va très, très bien. C'est le secteur en croissance le plus gros au Canada. Certaines compagnies [...] n'ont peut-être pas assez écouté leurs clients», conclut-il.