Ciment McInnis produira d’ici quelques jours sa millionième tonne de ciment.

Ciment McInnis: un million de tonnes livré

PORT-DANIEL — La cimenterie de Port-Daniel franchira au cours de la prochaine semaine une étape symbolique importante de sa progression en dépassant le cap d’un million de tonnes de ciment livré à ses clients. Ce seuil aura été réalisé en 14 mois de production.

Il reste conséquemment du chemin à faire avant que Ciment McInnis atteigne son rythme de production optimal, établi à 2,3 millions de tonnes par an.

«Il n’était pas prévu qu’on atteigne le rythme optimal cette année. On atteint des journées, des semaines parfois, à capacité optimale, mais on n’atteindra pas 2,3 millions de tonnes cette année. C’était déjà prévu. Quand tu commences, il y a nécessairement des ajustements, des éléments à réparer», précise Maryse Tremblay, porte-parole de Ciment McInnis.

«Quand on atteint des niveaux plus élevés de production, on rencontre de nouveaux problèmes». On attaque un élément à la fois, et on continue, en progression. Au début, les arrêts sont fréquents et à mesure qu’on avance, les arrêts sont moins fréquents, et plus courts. En juin, nous avons produit 150 000 tonnes», précise-t-elle.

Ces 150 000 tonnes se transposeraient en un volume annuel de 1,8 million de tonnes, s’il était répété. Ce ne sont pas 2,3 millions de tonnes, «mais c’est une croissance qui nous y mènera», ajoute Mme Tremblay.

La majeure partie de la production de l’usine est expédiée par navire, aux États-Unis, en Ontario et dans la partie ouest du Québec. Des volumes plus modestes, mais néanmoins importants sont expédiés par camion.

Voie ferrée en dormance

Même si la voie ferrée passe dans le complexe industriel de Ciment McInnis, elle est en dormance entre Caplan et Port-Daniel, une distance de 72 kilomètres, depuis que le ministère des Transports du Québec l’a acquise, en mars 2015. Les réparations n’ont pas progressé en trois ans et demi, mais l’État québécois a annoncé une accélération de ces travaux le 16 août, mais aucun échéancier de réalisation.

Une partie de la production partant par camion de Port-Daniel se rend à deux terminaux ferroviaires de transbordement, installés temporairement à New Richmond et Nouvelle.

«Ça nous prend le rail à Port-Daniel. Nous en aurons besoin pour le ciment, mais aussi pour le projet d’approvisionnement en biomasse forestière. S’il n’y a pas de train, ça peut faire la différence entre un projet et pas de projet», dit Mme Tremblay. Cette initiative réduirait la pollution émise par l’usine.

L’annonce de l’accélération de la réfection est une «nouvelle excellente, montrant une volonté d’aller de l’avant. C’est notre travail de continuer avec le bureau de suivi pour avoir une échéance», souligne-t-elle.

Ciment McInnis a récemment changé de président et chef de la direction. Hervé Mallet, nommé en 2016 suite au congédiement de Christian Gagnon, est remplacé de façon intérimaire par Jean Moreau, jusque-là chef de la direction financière. L’actionnaire de contrôle de Ciment McInnis, la Caisse de dépôt et placement du Québec, n’a pas commenté ce remplacement.

Cette même Caisse de dépôt et placement (CDPQ) ne commente pas plus la démarche amorcée en janvier visant à vérifier si des firmes sont intéressées à acquérir une partie ou la totalité de ses 55% de Ciment McInnis.

«C’est toujours ouvert. Nous sommes à évaluer différents scénarios», dit simplement le porte-parole de la CDPQ, Yan Langlais-Plante.