Le projet de construire un hôtel à côté du Manoir Montmorency (en haut à gauche) est abandonné, faute de promoteur.

Chute Montmorency: le projet d'hôtel tombe à l'eau

L'hôtel de 150 chambres qui devait trôner à côté du Manoir Montmorency ne verra jamais le jour. Aucune entreprise n'est intéressée à le construire, si bien que la SEPAQ abandonne le projet.
«C'est sûr qu'on est très, très déçus», indique Élaine Ayotte, porte-parole de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ). L'appel de propositions, lancé au printemps, est échu depuis le 10 octobre 2014. Trente et une demandes d'information ont été acheminées à la SEPAQ, mais aucune proposition concrète n'a été déposée.
«Peut-être que c'est une question de timing. On pense que le marché et les circonstances économiques n'étaient pas favorables», tente Mme Ayotte. «Ou les promoteurs éventuels ont été frileux.»
La SEPAQ était pourtant ouverte à toutes sortes d'arrangements avec le privé. Par exemple, à réduire le nombre de chambres du projet ou à louer à très faible coût le restaurant et la salle de réception du Manoir Montmorency.
Parce que la construction d'un hôtel visait avant tout à rentabiliser les opérations du Manoir, qui est pour le moment déficitaire. «On voulait que l'hôtel permette d'attirer une masse de visiteurs», soutient Mme Ayotte.
Le Manoir, qui comprenait autrefois des chambres, a été incendié en 1992, puis reconstruit en 1994 selon les plans originaux, mais sans sa partie hôtelière.
Tunnel derrière la chute
Même sans hôtel, la SEPAQ va de l'avant avec le reste du projet de mise en valeur du parc. On aménagera un tunnel derrière la chute d'eau, un peu comme celui qui existe aux chutes Niagara. «L'étude de préfaisabilité est terminée, alors ça avance. Lentement, mais ça avance», souligne Mme Ayotte.
L'annonce de 30 millions $ que le ministre Pierre Arcand avait faite en grande pompe en avril 2012 s'est toutefois essoufflée avec le temps. Les 18 millions $ que devait fournir le privé n'y sont plus, mais les 12 millions $ du gouvernement sont toujours disponibles selon Mme Ayotte, si bien que la plupart des aménagements devraient être réalisés d'ici l'échéance du projet, en 2017.
Même si le parc de la Chute-Montmorency désire se mettre au goût du jour, il est loin d'être en perte de vitesse comme attraction touristique. L'achalandage a crû de 5 % entre 2013 et 2014 et il figure toujours au deuxième rang des sites les plus visités dans la région de la Capitale-Nationale, après le Vieux-Québec.
Projet de mise en valeur du parc de la Chute-Montmorency (2013-2017)
Fait
Rénovation de la garedu téléphérique
Trois parcours de via ferrata
Première tyrolienne de 120 mètres
À faire
Tunnel d'observation derrière la chute
Site d'hébergement près de la maison Wolfe (tentes Hékipias)
Aménagement du pied de la chute et jeux d'eau
Deuxième tyrolienne de 270 mètres
Abandonné
Hôtel de 150 chambres
Spectacle eau, son et lumière