Chute du nombre d'essenceries à Québec

Le nombre d'essenceries a chuté de 4,5 % dans la Capitale-Nationale entre 2010 et 2013 et le volume d'essence et de carburant diesel vendu a diminué de 2 %.
<p>Nombre d'essenceries</p>
Selon une étude de la Régie de l'énergie, on dénombrait 267 essenceries dans la capitale en 2010, comparativement à 255 aujourd'hui. Au Québec, presque toutes les régions, sauf le Bas-Saint-Laurent (0 %), la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (6,5 %) et les Laurentides (0,5 %) ont connu une diminution du nombre d'essenceries.
Les plus fortes baisses dans les régions comptant plus de 20 stations d'essence ont été enregistrées à Montréal et au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui ont vu disparaître respectivement 21 et 20 stations-services durant la période de trois ans.
Quant au volume d'essence et de carburant diesel vendu dans la Capitale-Nationale, il a chuté de 778 millions de litres (Ml) à
762 Ml. Le nombre de stations-services offrant du carburant diesel a, lui, passé de 155 à 159.
Pour l'ensemble du Québec, le nombre d'essenceries en exploitation est évalué à 2891, une baisse de 2,9 % par rapport à 2010, soit 87 essenceries en moins. Le volume total vendu d'essence et de carburant diesel est évalué à 8549 Ml, soit une baisse de 0,4 % par rapport à 2010.
Nouvelle constante
Entre 2010 et 2013, le modèle commercial des essenceries au Québec a quelque peu changé. De 85 essenceries avec un petit commerce en 2010, on en dénombrait 145 en 2013, un bond de 70,6 %. Quant à la part du nombre d'essenceries de type libre-service jumelées à un dépanneur, il est passé de 56,6 % en 2010 à 61,1 % en 2013, représentant désormais 74,6 % des volumes de carburant vendus en 2013. D'ailleurs, le modèle d'affaires le plus utilisé dans la Capitale-Nationale est celui de libre-service avec dépanneur.
«Il semble y avoir une certaine tendance lorsqu'on regarde les essenceries de type libre-service. On peut observer ce type d'essencerie modèle, avec alimentation, services connexes et évidemment multipompes. On voit de plus en plus ce modèle d'affaires s'installer», soutient Philippe St-Pierre, directeur adjoint, Recherche et affaires publiques chez CAA-Québec. «Ce n'est pas une surprise de constater ça. Est-ce que cette tendance va se poursuivre? On ne le sait pas.»
Quant au nombre d'essenceries avec service ou jumelées à un atelier mécanique, il occupe une part de moins en moins grande du total enregistrant des baisses respectives de 16,9 % et 14,7 % par rapport à 2010. 
Volume par habitant
Pour la Capitale-Nationale, on compte en moyenne 1,8 essencerie par 5000 habitants. À Québec, c'est dans l'arrondissement Les Rivières que l'on retrouve le plus de stations-services par 5000 habitants, avec 2,5 essenceries. Le volume annuel de vente est de 119 Ml. Cependant, la plus forte consommation d'essence se trouve dans arrondissement Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge regroupé avec la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures. Le volume annuel de vente est de 126 Ml, alors que le nombre d'essenceries par 5000 habitants est de 1,4.
Ce sont dans les municipalités de moins de 5000 habitants et dans la grande région métropolitaine de Montréal que l'on trouve le plus d'essenceries en exploitation au Québec avec respectivement 28 % et 27 % du marché.
Pour consulter l'étude complète : goo.gl/ktkPl8