Si le développement de l'infrastructure publique (comme le chantier de l'amphithéâtre) est basé sur le plus bas prix, une telle approche peut avoir des conséquences sur les économies (en termes de coûts plus élevés à long terme pour les contribuables) et sur la sécurité du public, croit

Chute de 15,3 % de l'investissement non résidentiel dans la région de Québec

En dépit du fait que l'investissement non résidentiel a chuté de 15,3 % au cours des six premiers mois de l'année, Québec International s'attend tout de même à ce que les dépenses en immobilisations dans les secteurs industriel, commercial et institutionnel atteignent le milliard de dollars à la fin de 2015.
<p>Investissement non résidentiel au Québec au premier trimestre</p>
Dans une note publiée hier matin, l'organisme de développement économique rapporte que l'investissement non résidentiel a atteint 490,5 millions $ au cours du premier semestre dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, qui couvre principalement le territoire des villes de Québec et de Lévis.
Si l'on retourne à la situation qui prévalait à la même période en 2014, il s'agit d'un repli de 15,3 %. Le montant des investissements non résidentiels affichait alors près de 580 millions $.
«Les projets non résidentiels d'envergure demeurent nombreux, mais certains sont arrivés à échéance en début d'année, freinant du coup les dépenses», constate l'économiste principal de Québec International, Louis Gagnon.
Au jeu des comparaisons, ce dernier a tenu toutefois à préciser que 2014 avait été une année «exceptionnelle». Selon Statistique Canada, l'investissement non résidentiel dans la RMR de Québec en 2014 a totalisé 1,1 milliard $.
Dans les faits, la performance des six premiers mois de 2015 ressemble davantage à celles des premiers semestres des années 2011 à 2015, alors que le montant moyen des investissements dans le secteur non résidentiel s'élevait à 495,3 millions $.
Secteur commercial en baisse
C'est dans le secteur commercial que la baisse des investissements (18,4 %) a été la plus marquée depuis le début de 2015. Ils ont atteint 361,2 millions $.
«La fin des grands chantiers, notamment ceux des magasins Costco et Latulippe du côté de Lévis, et les annonces de fermeture ont ralenti la cadence des dépenses», souligne Louis Gagnon. Avec les travaux de modernisation en cours aux Galeries de la Capitale, à Laurier Québec et à Place Ste-Foy et l'arrivée de nouveaux détaillants, la deuxième moitié de 2015 s'annonce toutefois «plus active», fait remarquer l'économiste.
Du côté du marché institutionnel (82,3 millions $), le repli a été de 12,5 % au premier semestre.
«L'arrivée à échéance du Centre Vidéotron pourrait expliquer cette baisse», suggère Louis Gagnon. «Cependant, les besoins variés qui caractérisent ce marché - les espaces de bureaux, les infrastructures aéroportuaires, etc. - devraient stimuler les dépenses d'ici le mois de décembre.»
La bonne nouvelle vient du côté du secteur industriel. Les investissements des entreprises de la RMR de Québec ont totalisé 47,1 millions $. Une poussée de croissance de 9,6 %.
«La hausse des commandes reçues par les entreprises de la part de leurs clients combinée notamment aux opportunités offertes par l'agrandissement du parc industriel de Saint-Augustin-de-Desmaures et par la réalisation de l'Espace d'innovation Michelet à Québec contribuent à stimuler les projets d'investissement», signale Louis Gagnon.
Enfin, dans la Belle Province, la valeur de l'investissement non résidentiel pour les six premiers mois de 2015 a atteint 4,9 milliards $, soit une baisse de 6,7 % par rapport à la situation à la même période l'an dernier.