La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) veut rénover et agrandir son siège social dans Vanier pour rapatrier 700 employés répartis dans des immeubles locatifs.

Chantier de 130 millions $ au siège social de la CSST

Un projet d'agrandissement et des travaux de rénovation au siège social de la CSST, notamment aux prises avec un problème d'amiante, coûteront 130 millions $, a appris Le Soleil. Des centaines d'employés devront être déménagés.
La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) veut rapatrier à sa maison mère 700 employés répartis à Québec dans des immeubles locatifs. Ils viendront s'ajouter aux 900 personnes qui travaillent au siège social, rue Bourdages, dans Vanier. Pour cela, il va falloir de l'espace. D'où un agrandissement du bâtiment.
«Je vous confirme un projet de rénovation majeure et d'agrandissement du siège social», a reconnu la porte-parole de la CSST, Hélène Simard, mardi.
L'ajout d'une aile et les travaux dans le bâtiment existant sont estimés à 90,7 millions $. Une facture qui augmente à 130 millions $ lorsque s'ajoutent les frais professionnels (architectes, ingénieurs, contrôleurs, arpenteurs, etc.), le nouvel ameublement, le déménagement d'employés et d'autres «frais afférents». Un projet d'envergure dont l'échéance est prévue pour l'automne 2017.
La fin des baux de location dans divers bureaux permettra de dégager des économies récurrentes, fait valoir la CSST. De même, la remise à jour des systèmes mécaniques et électriques améliorera la performance énergétique du bâtiment et devrait «diminuer les frais d'exploitation».
La porte-parole confirme que le personnel devra être déménagé pendant les travaux. «On en est encore à la préparation des plans et devis, pondère Mme Simard. On est encore loin des déménagements des employés.» Le personnel est informé «à fréquence assez régulière des étapes qui s'en viennent», poursuit-elle.
Il faut également que l'organisme public, lui-même chargé de la santé au travail, règle une fois pour toutes son problème d'amiante dans le bâtiment construit en 1970.
Tout à refaire
Selon une source au fait du dossier, hormis la structure de béton, pratiquement tout serait refait au siège social, de l'enveloppe extérieure aux revêtements de plancher. Des travaux qui s'effectueraient par phase et nécessiteraient de cloisonner certains secteurs pour éviter le contact avec de la poussière qui peut contenir de l'amiante.
«On tient à réitérer qu'il n'y a pas de danger pour la santé des employés, a souligné Mme Simard, mardi. Il y a des tests qui sont effectués régulièrement pour nous assurer de la qualité de l'air.»
L'été dernier, Le Soleil a révélé que, comme pour son quartier général montréalais, rue De Bleury, la CSST devait régler un problème d'amiante à Québec. À ce moment, l'organisme refusait de commenter une rumeur selon laquelle il coûterait quelque 100 millions $ pour retaper le bâtiment. Il était question de consacrer 4 millions $ pour nettoyer des poussières d'amiante du système de ventilation, des tuiles au plafond et «isoler des murs, mettre des filtres [...] pour gérer la présence d'amiante» dans l'édifice.