L'usine de bouletage de Pointe-Noire

Champion a l'oeil sur l'usine de bouletage de Pointe-Noire

Champion Iron Limited a un oeil sur l'usine de bouletage de Pointe-Noire, rachetée par l'État dans la foulée de la restructuration légale de Cliffs Natural Resources.
Champion, qui a mis la main sur la mine du lac Bloom près de Fermont, a confirmé au Soleil qu'il répondrait présent à l'appel de Québec, qui est à la recherche de la perle rare pour faire revivre l'usine de boulettes de fer, fermée en 2013. Jeudi, Le Soleil révélait que l'État lancerait d'ici les prochains jours un appel de projets pour la relance des activités. 
«Ce n'est pas obligatoire au succès de la mine du lac Bloom», a indiqué le vice-président à l'ingénierie de l'entreprise, David Cataford. «Mais c'est quelque chose qu'on va regarder, c'est sûr», ajoute-t-il, affirmant que Champion manifestera «tout à fait» son intérêt avant la date limite fixée par le gouvernement, quelque part à la fin du mois. 
Jeudi, la société a d'ailleurs révélé les fruits de son étude de faisabilité pour rouvrir les machines de sa nouvelle mine de fer, acquise pour 10,5 millions $ en avril. Champion devra réunir quelque 327 millions $ si elle veut redémarrer le site, exploité par Cliffs jusqu'à la fin de ses activités au Québec et au Labrador, en décembre 2014. 
Avec l'usine de bouletage, Champion aurait la possibilité de transformer sa production du lac Bloom à Pointe-Noire, d'où elle sera de toute façon expédiée. 
«[Avoir une usine de bouletage] c'est une possibilité qu'on a déjà travaillé dans nos différentes visions, mais c'est encore embryonnaire», a nuancé M. Cataford. 
Tata Steel pas intéressée
Le Soleil a sondé l'intérêt de Tata Steel Minerals Canada, qui exploite le gisement DSO à Schefferville et dont la production devra ultimement aussi transiter par Pointe-Noire. «À ce point, nous ne sommes pas intéressés», a indiqué l'entreprise, expliquant que «le focus» était pour l'heure sur le maintien «d'opérations durables». 
ArcelorMittal, qui possède déjà une usine de bouletage à Port-Cartier, a pour sa part affirmé «ne pas commenter les questions stratégiques», mais a soutenu «se concentrer sur ses actifs présents sur la Côte-Nord». Rio Tinto IOC, elle aussi propriétaire d'une usine de boulettes, mais cette fois à Labrador City, n'a pas donné suite à notre demande.