CGI répond aux attentes des analystes

MONTRÉAL — Groupe CGI a répondu aux attentes des analystes lors du deuxième trimestre, mais la multinationale québécoise spécialisée dans les technologies de l’information a légèrement relevé les cibles de son programme de restructuration annoncé en août dernier.

Au total, c’est environ 1800 employés — soit 200 de plus — œuvrant dans des secteurs plus traditionnels qui seront touchés mondialement alors que la société continue de recruter des spécialistes du numérique, de l’automatisation ainsi qu’en cybersécurité, notamment.

«Nous avons presque complété le processus visant à mieux équilibrer notre effectif [...] afin de générer de la croissance et améliorer notre rentabilité», a expliqué mercredi le président et chef de la direction de CGI, George Schindler. Au Canada, la multinationale établie à Montréal estime que c’est environ 300 postes qui ont été touchés.

Dans l’ensemble, les coûts de restructuration devraient atteindre 185 millions $ — dont 27,5 millions $ au troisième trimestre —, alors que le géant informatique estimait en août que son plan lui coûterait environ 165 millions $.

Environ 80% des initiatives ont été réalisées, a indiqué l’entreprise, qui compte environ 73 000 employés à l’échelle mondiale.

Pour le deuxième trimestre terminé le 31 mars, CGI a affiché un bénéfice net stable, à 274,4 millions $, ou 94 ¢ par action.

Ses revenus, qui ont bénéficié d’une incidence positive de 93,7 millions $ découlant de la variation des taux de change, ont progressé de 8,3%, à 3 milliards $.

Cette performance trimestrielle a répondu aux attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui anticipaient un bénéfice par action ajusté de 1,04 $ et sur un chiffre d’affaires de 2,88 milliards $.

«Les marges d’exploitation ajustées ont été légères aux États-Unis, mais cela a été contrebalancé par une rentabilité meilleure qu’anticipée au Canada ainsi qu’au Royaume-Uni», a souligné l’analyste Maher Yaghi, de Desjardins Marchés des capitaux..

Pendant le trimestre, CGI a conclu de nouveaux contrats pour une valeur de 3,5 milliards $, soit 119,1% des revenus. À la fin mars, son carnet de commandes totalisait 22 milliards $, alors qu’il était d’environ 21 milliards $ à la fin du dernier exercice.

Alors que de plus en plus d’entreprises et gouvernements dépensent davantage dans les technologies de l’information, M. Schindler a souligné que la firme québécoise profitait déjà de ce phénomène. Par exemple, CGI ne se contente pas seulement de renouveler des contrats avec des clients existants, mais bonifie les ententes.

«C’est parce que l’on introduit de nouvelles technologies dans les activités courantes et nous connectons celles-ci avec les nouvelles applications», a expliqué le président de CGI.

L’automne dernier, la société québécoise avait publié les résultats d’un sondage qu’elle avait réalisé et qui indiquait qu’en dépit de certaines résistances à l’interne, les multinationales et les gouvernements désiraient accroître leur empreinte numérique.