Dans le quartier Montcalm, le taux d'inoccupation des locaux commerciaux varie entre 1 % et 2 %

Cent PME de plus à Québec

En 2017, il y a près d'une centaine de PME de plus sur les territoires des sept sociétés de développement commercial (SDC) de Québec qu'en 2013.
Selon un relevé effectué par la Ville de Québec à la demande du Soleil, le nombre total d'entreprises et de bureaux présents sur le territoire des SDC - ces organisations à but non lucratif chargées de représenter les intérêts des gens d'affaires des différentes artères commerciales - est passé de 1117 à 1216 entre 2013 et 2017. 
La SDC Faubourg Saint-Jean a gagné 41 PME au cours de cette période. La SDC Centre-ville (Saint-Roch) a fait le plein de 37. Seule la SDC Montcalm a perdu des joueurs. Cinq.
La Ville de Québec n'a cependant pas été en mesure de fournir des chiffres sur le nombre exact d'ouvertures et de fermetures d'entreprises et de bureaux pour toutes les SDC au cours des dernières années.
Il y a une dizaine de jours, la Chambre de commerce et d'industrie de Québec indiquait que 75 commerces avaient mis la clé sous la porte dans Saint-Baptiste depuis 2009. L'organisme parlait d'un «exode des plus petits commerçants vers les banlieues où les coûts d'opération sont beaucoup moins élevés et les services plus nombreux».
Le lendemain de la sortie de la chambre, le maire Régis Labeaume «corrigeait le tir» en révélant qu'«au net», le nombre d'entreprises dans ce quartier avait plutôt augmenté de 45. 
Et pour ajouter au débat, un lecteur a appelé Le Soleil pour signaler qu'il avait compté 62 emplacements commerciaux inoccupés entre la rue Salaberry et l'autoroute Dufferin-Montmorency!
Rien de tragique
«Il y a quelques locaux qui sont vacants présentement, mais il n'y a rien de tragique», indique le directeur général de la SDC Montcalm, Jean-Pierre Bédard, en signalant que les pertes enregistrées entre 2013 et 2017 touchaient des bureaux occupés par des professionnels. 
Il fait état d'un taux d'inoccupation de 1 % à 2 %. «Ce qui est tout à fait normal. Dès qu'un local se libère, il trouve assez rapidement preneur.»
«Nous recevons régulièrement des appels de gens d'affaires intéressés à venir établir leurs pénates dans le quartier qui, somme toute, se porte bien. Nous évoluons dans un secteur fragile. La concurrence des centres commerciaux et du commerce électronique est forte.»
«Il nous reste le local de MEC à remplir», signale Éric Courtemanche-Baril, président du conseil d'administration de la SDC Centre-ville (Saint-Roch). Le magasin Mountain Equipement Co-op n'a pas encore été remplacé à l'angle de la Couronne et de Saint-Joseph. 
«Un coin de rue fermé, ce n'est pas positif», ajoute M. Courtemanche-Baril en soulignant que le propriétaire du local de 16 000 pieds carrés, le Fonds de placement Immobilier Allied, poursuivait toujours des discussions avec des locataires potentiels.
«Dans Saint-Roch, le nombre de portes vacantes diminue d'année en année», fait-il remarquer en soulignant que le quartier avait remonté la pente depuis que les entreprises «technos» n'ont plus de crédits d'impôt destinés au Centre national des nouvelles technologies de Québec. «Un sondage réalisé auprès de nos membres montre qu'ils ont enregistré une hausse de leur chiffre d'affaires au cours des six premiers mois de l'année.»
S'il reconnaît que les commerçants vont toujours se plaindre qu'ils paient trop de taxes, Éric Courtemanche-Baril note que les récriminations des gens d'affaires du quartier visent principalement la qualité des services offerts par la municipalité, notamment le déneigement et la collecte des ordures.