L’aménagement d’un vert de golf synthétique derrière la résidence de ce citoyen a été complété par Élément vert, une entreprise de Québec.

Jouer au golf dans sa cour

Tout amateur de golf a probablement déjà rêvé de pouvoir pratiquer son coup roulé dans sa cour arrière, à quelques pas de sa porte d’entrée. Grâce à l’entreprise Élément vert de Québec, un citoyen de Chicoutimi a récemment vu son rêve devenir réalité avec l’aménagement d’un vert de pratique synthétique, réunissant le meilleur des mondes. Adieu l’entretien quotidien du gazon naturel et bonjour les heures de plaisir.

Le résidant de Saguenay a accepté d’accueillir le journaliste et la photographe du Quotidien pour découvrir cette nouvelle installation, mais pour conserver une certaine vie privée, il a préféré ne pas être identifié. Nous pouvons néanmoins mentionner que le passionné a déboursé 30 000 $ pour se doter d’un vert de golf synthétique.

Ce projet audacieux et en apparence démesuré n’a toutefois rien de surprenant puisque le citoyen a entretenu un vert de golf en gazon naturel pendant une douzaine d’années, exactement au même endroit où le nouveau vert a pris place.

Malgré ses talents limités en tant que golfeur, le journaliste du Quotidien a pu tester la qualité du vert de pratique.

« Je devais tondre le gazon tous les jours et c’était beaucoup d’entretien, s’est-il souvenu. Lorsque je partais en vacances, je devais même engager quelqu’un pour venir s’occuper du terrain. »

C’est lors d’une visite au Club de golf La Tempête, l’été dernier, que le Chicoutimien a eu un premier contact avec les gens d’Élément vert. La petite entreprise familiale, lancée et gérée par Louis Garon et sa conjointe, a charmé le principal intéressé. Il y a quelques semaines, le vert de pratique synthétique était complètement aménagé. Ça aura pris cinq jours pour exécuter les travaux nécessaires, qui se divisent en plusieurs étapes.

« C’est avant tout un projet personnel et j’ai fait ça pour la passion du golf, a-t-il raconté. En même temps, ça fait un bel aménagement de ma cour arrière. C’est super d’avoir un vert de pratique chez soi. Ça permet de pratiquer ses roulés et ses coups d’approche quand on le souhaite. Je suis un golfeur passionné et je vois ça comme un investissement. Après tout, il y a toutes sortes de passions. »

Les étapes qui mènent à l’aménagement d’un vert de pratique synthétique sont suivies dans le but d’offrir des conditions de jeu similaires au gazon naturel.

D’un passionné à un autre

À l’instar du citoyen de Chicoutimi, c’est par l’amour pour le golf qu’Élément vert a vu le jour, il y a trois ans. Détenteur d’un baccalauréat en administration, Louis Garon est le coordonnateur et gestionnaire de projets de la petite compagnie. Puisque ses fils sont inscrits en sports-études golf, le père de famille était à la recherche d’un vert de pratique synthétique pour permettre à ses garçons de parfaire leur technique. Après différentes recherches, il s’est rendu en Arizona pour rencontrer les penseurs de la compagnie Celebrity Greens, spécialisée dans ce type d’aménagement aux États-Unis.

Un partenariat a ensuite été signé, si bien qu’Élément vert utilise la même recette que Celebrity Greens, en retour d’une redevance. « Ça nous donne accès à la meilleure recette de l’industrie », a expliqué Louis Garon, actionnaire majoritaire avec sa conjointe. L’animateur de radio Jeff Fillion, originaire de Chicoutimi, est également de l’aventure en tant qu’actionnaire minoritaire.

« Ce qu’on offre est très niché, donc on va chercher les personnes intéressées en parlant de notre produit avec les professionnels en chef des différents clubs de golf, a indiqué M. Garon. On explique d’abord ce qu’on est capable de faire selon le terrain du propriétaire et on propose certains plans. On procède ensuite à l’aménagement du terrain en suivant plusieurs étapes. »

Une fosse de sable fait également partie de l’aménagement.

L’entreprise Création paysage de Chicoutimi a été mandatée en sous-traitance pour amorcer les premiers travaux et l’équipe d’Élément vert a ensuite pris le relais. Une base qui s’apparente à ce qui se fait sur les routes est la première étape, puis cinq jours ont été nécessaires pour la réalisation du vert synthétique.

« Ce n’est pas seulement de mettre un tapis, donner un coup de pied dessus et le dérouler, a illustré Louis Garon. Le gazon synthétique est vert, mais c’est surtout rempli de sable. Il y a une procédure à suivre pour donner des caractéristiques similaires à un vert en gazon naturel dans les clubs de golf. C’est d’ailleurs la grande particularité de cet aménagement, c’est-à-dire que la balle réagit exactement de la même façon que sur un terrain naturel. »

En plus des coups roulés, les coups d’approche peuvent être pratiqués avec ce vert. Dans la cour arrière du citoyen de Chicoutimi, une fosse de sable a aussi été installée.

Un investissement de 30 000 $ a été nécessaire pour concevoir le vert de pratique.

Depuis son lancement, Élément vert a conclu une douzaine de projets. Selon Louis Garon, un autre propriétaire de la région serait intéressé à se gâter pour pratiquer son sport directement dans sa cour arrière. Pour les curieux, la compagnie est facilement joignable via les réseaux sociaux.

Carrière

L'introverti et l'entrevue d'embauche...

Le processus d’une entrevue d’embauche est particulièrement stressant. Si vous êtes une personne introvertie, l’expérience peut s’avérer encore plus difficile. Mais rien n’est impossible à qui s’est bien préparé!

L’entrevue étant une interaction, les introvertis peuvent parfois se sentir dépassés. Une difficulté qui doit être surmontée selon Ève Brunet, CRHA, consultante en ressources humaines. « C’est difficile parce que, dans une entrevue, il s’agit de se vendre soi-même, déclare-t-elle. C’est le défi et même si on est introverti, on n’a pas le choix de passer par cette étape, car elle est inévitable. »

D’après la consultante, l’introverti doit passer plus de temps dans la préparation que quiconque. Il s’agit aussi de savoir anticiper le déroulement de l’entrevue. « Pour l’introverti, c’est de se préparer, de se pratiquer, de prévoir les questions, d’être capable de travailler ce côté qui est à contre-courant de leur personnalité », précise Ève Brunet. Cela passe par les recherches sur l’entreprise, sur le poste, et même sur la personne qui mène l’entrevue.

Même si c’est difficile, il faut faire preuve de confiance sans perdre de vue qu’il y a une sorte de séduction entre recruteurs et candidats. « Je compare beaucoup le recrutement au fait de tomber amoureux : ça fonctionne de part et d’autre, dit Ève Brunet. Quand on tombe amoureux, on montre ses plus beaux atouts et on fait ressortir nos qualités. C’est la même chose en entrevue. »

Carrière

Comment changer de secteur d’activité

Vous rêvez de changer d’industrie ou de secteur d’activité ? Voici comment retenir l’attention des recruteurs.

À l’heure où les parcours professionnels sont moins linéaires qu’autrefois, changer de secteur d’activité est de plus en plus courant, mais pas plus facile pour autant ! Une spécialiste du recrutement et une ex-candidate qui a réussi sa reconversion témoignent…

Apprenez à connaître votre marché

« Le marché de l’emploi est un domaine fortement soumis à l’offre et à la demande », souligne Amina Keita, gestionnaire chez Sourcevolution, une firme de recrutement en technologies de l’information (TI). Son conseil ? Avant de changer de secteur d’activité, assurez-vous que les compétences liées à l’emploi que vous visez sont recherchées par les entreprises et ne viennent pas s’ajouter à un marché déjà saturé.

Selon la gestionnaire, les entreprises sont prêtes à prendre le risque de recruter une personne qui a récemment changé de secteur d’activité dans deux cas seulement : si elle maîtrise une nouvelle technologie encore peu répandue, mais qui apporte un avantage concurrentiel, ou si ses connaissances viennent combler un besoin important dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

Faites preuve de détermination

Marie-Ève Gionet, conseillère chez TACT Intelligence-conseil, une firme de relations publiques de Montréal, a quant à elle réussi à percer dans un secteur classique, mais en effervescence. Ex-enseignante au secondaire, elle a repris des études en communication il y a quatre ans et travaille maintenant dans un domaine qu’elle adore.

« Pour réussir son changement de carrière, il faut avant tout faire preuve de détermination et de patience, car les choses ne se font pas en un jour », annonce-t-elle d’emblée. Il lui a fallu beaucoup de travail et une stratégie offensive pour se retrouver là où elle est aujourd’hui.

Choisissant délibérément d’enseigner à temps partiel malgré huit ans d’ancienneté dans l’éducation, Marie-Ève a repris des études à l’université. Elle a ainsi décroché deux certificats coup sur coup, l’un en rédaction professionnelle, l’autre en relations publiques.

Cultivez votre réseau

Marie-Ève Gionet a également décidé de privilégier le contact direct. « Je suis allée porter mon CV dans les entreprises que j’avais ciblées et j’ai insisté pour rencontrer la direction, dit-elle. J’ai fini par décrocher un poste en communication à temps partiel dans un organisme à but non lucratif. »

Par la suite, la jeune femme s’est impliquée dans la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP) et, dès le premier événement, elle a rencontré sa patronne actuelle… Ses recherches sur l’entreprise, son aisance relationnelle et son intérêt pour l’agroalimentaire — Marie-Ève tient un blogue culinaire — ont piqué la curiosité de la directrice, qui a alors ouvert un poste.

Il est donc essentiel, avant d’entreprendre un changement radical, de vous interroger sur la réalité de votre futur secteur d’activité et de faire vos devoirs. En discutant avec des personnes du domaine, vous créerez des relations fructueuses et vous vous familiariserez avec le jargon. Dans tous les cas, faites preuve de curiosité, de flexibilité et d’opiniâtreté. C’est à ces conditions que vous pourrez vous réinventer…

Carrière

Il n’est jamais trop tard pour changer de carrière

À 40, 50 ou 60 ans, est-il toujours possible de changer d’emploi ? Quelles réalités devez-vous prendre en compte ? Voici quelques conseils pour réussir votre réorientation de carrière, quel que soit votre âge.

Qu’il s’agisse de postuler un nouvel emploi ou de lancer votre propre entreprise, l’âge ne serait pas un indicateur du potentiel de réussite d’un changement professionnel. Une étude menée par le cabinet de conseil en management Korn Ferry révèle en effet que la capacité d’apprentissage resterait constante, quel que soit l’âge du travailleur. 

Le succès dépendrait plutôt de l’attitude, du sens de la débrouillardise, mais aussi des limites que l’on s’impose.

Profiter de son bagage et de celui des plus jeunes

Directrice générale d’une organisation à vocation musicale depuis plus de 10 ans, Michelle Chamberland décide, à 61 ans, de quitter son emploi pour lancer sa propre boutique de décoration. 

« Au départ, j’ai demandé conseil à mes enfants, de jeunes adultes professionnels, pour qu’ils me donnent le pouls des tendances du moment. Je voulais m’assurer que l’image que je projetterai ne serait pas celle d’une personne “dépassée”. Leur réponse encourageante a donné le coup d’envoi à mon projet. »

Carrière

Quatre conseils pour gérer sa frustration au travail

Quand on se sent frustré au travail, il est bien difficile de ne pas s’en plaindre ! Il existe toutefois des manières productives et constructives de gérer ses insatisfactions.

La frustration au travail est chose commune. Elle peut jaillir pour mille et une raisons, soit parce qu’un collègue nous énerve, parce qu’un dossier piétine ou parce que la photocopieuse est (encore) en panne... 

Que faire alors de sa frustration ? Voici quatre idées inspirées d’un article de Katie Douthwaite, rédactrice pour la plateforme de développement de carrière The Muse, et intitulé «4 Ways To Make Venting At Work Actually Productive».

1. Minimiser les conséquences

Que ceux qui veulent avoir une réputation de « chialeux » au travail lèvent la main ! Personne, n’est-ce pas ? Dans ce cas, il vaut mieux apprendre à se plaindre en cherchant à limiter les conséquences, c’est-à-dire lorsqu’on se retrouve seul à son bureau, la porte fermée, plutôt qu’en pleine réunion devant l’ensemble de ses collègues. Au besoin, se retirer de la situation et aller marcher quelques minutes au grand air. Bouger fera baisser la tension mentale et physique qui accompagne immanquablement le sentiment de frustration.

2. Trouver des solutions

Ventiler, c’est bien, mais trouver des solutions, c’est mieux ! L’idée ici est d’investir autant d’énergie dans la résolution de problèmes que dans les plaintes. En effet, la frustration étant le signe d’un besoin non comblé, trouver des façons de satisfaire ce dernier donne non seulement un sentiment de pouvoir et de contrôle sur la situation, mais favorise l’estime de soi.  Sans compter que les solutions sont souvent simples ! Par exemple, si on se plaint qu’un collègue ne répond jamais à ses courriels, pourquoi ne pas l’appeler ou aller lui parler directement ?

3. Écrire les facteurs de frustration

Il arrive qu’on travaille avec un sentiment constant de frustration sans trop savoir pourquoi. Un sentiment si fort qu’on arrive à peine à s’en défaire une fois à la maison. Si tel est le cas, il est grand temps d’écrire les facteurs de cette frustration. Cela permettra d’une part de les comprendre et de les anticiper, et d’autre part de les éviter et de les vaincre. De plus, une fois écrits noir sur blanc, de nombreux facteurs paraîtront moins importants et donc, beaucoup plus (di)gérables !

4. Équilibrer le négatif avec le positif

Souvent, on ne retient que le négatif d’une situation. En psychologie, c’est ce qu’on appelle faire de l’abstraction négative. Pour renverser la tendance, il faut s’efforcer de remarquer et de verbaliser le positif, que ce soit le dossier d’un collègue remis à temps ou l’achat d’une photocopieuse ultraperformante… Avec la pratique, voir et partager le positif deviendra de plus en plus naturel. Qui plus est, cela encouragera les autres à faire de même !

Ainsi, selon Katie Douthwaite, laisser exploser sa frustration au travail ne donne rien de bon. Il est préférable d’apprendre à l’exprimer et à l’utiliser de manière constructive, puisqu’une frustration bien gérée peut mener à des changements positifs au sein d’une organisation.

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Carrière

Travailler à la retraite : s’épanouir dans une seconde carrière

De plus en plus de personnes envisagent de travailler à la retraite pour donner du sens à leur vie, pour arrondir leurs fins de mois ou pour maintenir le lien social. Cette aventure vous tente ? Voici comment tirer le meilleur parti de ce nouveau chapitre professionnel.

1 Placer le plaisir au cœur de son projet

Le choix de rester sur le marché du travail alors que l’on pourrait s’arrêter doit être motivé par la satisfaction personnelle que vous obtiendrez de cette expérience. Que vous réalisiez un rêve en changeant de secteur ou que vous poursuiviez le chemin que vous avez déjà tracé, votre deuxième carrière doit répondre à une quête de sens, et de plaisir à travailler.

« Après 15 mois passés à la retraite, beaucoup d’aspects liés à mon travail me manquaient, explique Gaston Jalbert, 68 ans, directeur, gestion de l’offre chez Cofomo. J’ai eu l’occasion de revenir en entreprise en faisant la même chose qu’auparavant, avec de beaux défis à relever. Ma profession, c’est une passion : je m’y sens parfaitement à l’aise. » Optez donc pour une carrière qui vous donnera l’envie de vous réveiller le matin !

2 Miser sur une communication plus ouverte

Travailler sans y être forcé change la nature des relations professionnelles avec sa hiérarchie, ses clients ou ses collègues. Débarrassé de la pression de « faire carrière », il reste la stimulation intellectuelle, la fierté du travail accompli et celle de se sentir utile. Exploitez pleinement cette prise de recul pour avoir un échange plus ouvert avec vos pairs afin de bien choisir vos modalités et votre degré d’implication. La frustration ne doit plus être au rendez-vous ! 

« Ici, j’ai beaucoup d’avantages et je suis libre d’exprimer mon avis », constate Gaston Jalbert. Une posture qui agrémente d’ailleurs beaucoup la vie au bureau « Travailler à mon âge change la perspective : je n’aspire à aucune promotion et je ne suis en compétition avec personne. Je reçois beaucoup plus de retours positifs qu’auparavant, ce qui est très gratifiant ! » La qualité de ces échanges désintéressés au contact de collègues plus jeunes vous nourrira beaucoup, tant intellectuellement que sur le plan personnel.

3 S’écouter et respecter son rythme

Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour faire correspondre votre nouveau travail à l’énergie que vous souhaitez y consacrer. « Je suis un passionné, mais pas un workaholic ! confie M. Jalbert. Je tiens à être chez moi pour souper, à réserver du temps pour mon épouse, mes enfants et mes petits-enfants. » Temps partiel, horaires aménagés ou mandats en consultation sont parmi les options à considérer 

« J’ai une entente avec mon employeur qui m’autorise plusieurs semaines de congé par année, poursuit-il. Travailler et avoir ce temps libre me donne le luxe de voyager. » À la recherche de cet équilibre professionnel, personnel et financier ? Sachez vous préserver ! Quitte à revoir régulièrement vos plans pour les adapter à votre âge « J’ai promis à mon épouse qu’à ses 65 ans, j’arrêterais de travailler à temps plein. Mais, je continuerai certainement à faire quelques mandats par année... tant que la santé me le permettra ! »

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Carrière

Quatre mythes qui nuisent à l’avancement de votre carrière

Vous cherchez à faire progresser votre carrière ? Certaines croyances pourraient vous jouer de mauvais tours.

Nous voulons tous réussir sur le plan professionnel, mais que signifie « réussir », au juste ? Voici quatre mythes à remettre en question pour vous aider à trouver votre propre définition. 

Mythe no. 1 : Réussir, c’est être promu à la direction

Selon William Arruda, collaborateur au magazine économique Forbes, il est fréquent de penser qu’avancer dans sa carrière, c’est occuper un poste de direction. Pourtant, il importe de se demander si les tâches reliées à un tel poste nous intéressent vraiment. Dans le cas contraire, pourquoi ne pas continuer à nous améliorer dans le poste déjà occupé ? Viser l’expertise au lieu de la direction, voilà un premier pas dans la bonne… direction !

Mythe no. 2 : Réussir, c’est gagner un gros salaire

Une récente étude parue dans le journal Nature Human Behaviour démontre enfin que l’argent ne fait pas le bonheur ! En effet, selon l’étude, les gens dont le revenu annuel dépasse 105 000 $ voient leur sentiment de bonheur et de bien-être diminuer. Surprenant, non ? Plus ou moins quand on sait qu’avoir un salaire élevé ne garantit pas l’amour du métier. De plus, comme le souligne William Arruda, ceux qui font ce qu’ils aiment vivent davantage le « flow », soit un état de concentration joyeuse entraînant une plus grande productivité et améliorant, par le fait même, son apport à une organisation. Ainsi, faire ce qu’on aime et en faire profiter les autres… n’est-ce pas là une belle définition du succès ?

Mythe no. 3 : Réussir, c’est quitter les régions

On croit souvent à tort que, pour réussir, il est nécessaire de déménager dans une grande ville comme Montréal. Pourtant, des régions comme le Saguenay, frappées de plein fouet par la pénurie de main-d’œuvre, regorgent d’occasions à saisir. Il est donc possible d’y trouver chaussure à son pied et d’y avoir une carrière florissante. Sans compter que les régions offrent souvent un meilleur équilibre travail-famille grâce à un rythme de vie plus lent et des logements abordables, permettant ainsi de réussir sa vie personnelle autant que professionnelle.

Mythe no. 4 : Réussir, c’est s’autopromouvoir

Avoir un bon réseau, c’est la clé du succès ! Oui, mais à condition de ne pas faire du réseautage seulement pour se pavaner. En effet, selon William Arruda, développer son réseau est important à toutes les étapes d’une carrière, notamment pour améliorer ses connaissances et créer de nouvelles occasions. Cependant, pour tirer profit d’un événement de réseautage, mieux vaut poser des questions aux gens rencontrés que de chercher à s’autopromouvoir. Ces derniers seront plus enclins à aider leur prochain à gravir les échelons s’ils sentent un réel intérêt de sa part.

Réussir, ce n’est donc pas avoir un poste de direction et un salaire élevé dans une grande compagnie montréalaise où l’on passe son temps à se vanter de son succès. Au contraire ! C’est avant tout faire une chose que l’on aime pour en faire bénéficier son entourage. Cela dit, puisqu’il y a autant de définitions de la réussite qu’il y a d’êtres humains, quelle est la vôtre ?

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Carrières

La recette du bonheur : plus de temps et moins d’argent

Les personnes les plus heureuses seraient celles qui ont moins d’argent, mais plus de temps, selon une récente étude publiée dans le Harvard Business Review. Est-ce votre cas ?

La plupart d’entre nous avons retenu le vieil adage voulant que l’argent ne fasse pas le bonheur. Pourtant, nous continuons à désirer les augmentations salariales, à remettre les loisirs à plus tard et à se sentir coupable de ne pouvoir assister au concert de l’aîné afin de terminer ce fameux rapport trimestriel.

« Les gens sont tellement préoccupés par leur travail rémunérateur, par l’idée d’en faire toujours plus, qu’ils ont de plus en plus de soucis liés à l’argent, lance la psychologue et auteure spécialiste du bonheur, Lucie Mandeville. Il faut repenser notre rapport à l’argent, car cette course généralisée affecte notre santé mentale. »

S’acheter du temps

Depuis peu, l’importance relative du temps et de l’argent dans l’équation du bonheur est en train de changer. Le temps devient une priorité pour de plus en plus de gens, et ceux-ci sont même prêts à dépenser de l’argent pour « acheter du temps ». Une étude de la Harvard Business School réalisée auprès de 100 000 travailleurs montre que les personnes qui s’offrent du « temps riche », c’est-à-dire enrichissant sur le plan personnel, relationnel et physique, disent avoir une meilleure qualité de vie.

Comment s’acheter du temps ? En refusant un contrat ou un mandat qui exigera de nombreuses heures supplémentaires, par exemple. Ou encore, en choisissant une maison un peu plus chère, mais plus près de son travail. Tout ce qui vous permet de gagner quelques heures pour vous consacrer à vos passions et à votre bien-être vous éloignera de l’anxiété, de l’épuisement professionnel et de la dépression. Ultimement, cela vous rapprochera du bonheur.

Phénomène culturel et moment présent

Mais changer l’équation n’est pas facile. « Nous avons une forme d’ambition culturelle bien installée dont il difficile de se départir », explique Lucie Mandeville. Les Nord-Américains ont intégré l’idée d’une profession payante et prestigieuse avec laquelle vient un statut social élevé que l’on aime afficher. « Il faut se reprogrammer pour développer notre capacité à savourer la vie », lance-t-elle.

C’est une aptitude qu’ont les jeunes de la génération Y pour qui la qualité de vie est importante, et qui ont l’habitude de tout obtenir rapidement. Ils choisissent de ne pas attendre pour profiter de la vie, contrairement à leurs parents et grands-parents, et parfois au grand dam de certains employeurs ! Leurs aînés devraient s’en inspirer : si le bonheur vient en s’achetant du temps, l’argent, en fin de compte, c’est du temps !

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Carrières

Comment la technologie révolutionne le mode de travail 

La transformation numérique touche toutes les organisations, petites ou grandes. Les vagues de changements technologiques sont fréquentes et s’accélèrent, demandant une adaptation constante des entreprises et de leurs employés. L’intelligence artificielle, l’automatisation et les outils numériques bousculent la structure organisationnelle classique et les façons de travailler. Quelles sont les nouvelles réalités des ressources humaines dans ce contexte ? Comment peuvent-elles accompagner ces changements ?

Le virage numérique entraîne une modification intrinsèque des tâches des employés. « La technologie change fondamentalement la manière dont le travail est fait, précise France Dufresne, MBA, CRIA, leader canadienne de la ligne d’affaires Talent chez Willis Tower Watson. Certaines tâches vont être supprimées, faites différemment ou en collaboration avec les technologies. »

À mesure que des outils numériques prennent en charge les actions répétitives ou à faible valeur ajoutée, les postes se professionnalisent. Le niveau de compétences requis pour les assumer est donc bien plus élevé, ce qui cause une rareté de la main-d’œuvre pour des postes spécialisés.

Une collaboration réinventée

« Les outils technologiques ont également révolutionné les façons de travailler ensemble, accentuant le partage d’informations, et favorisant une structure plus matricielle », constate Marie Chantal Ledoux, CRHA, partenaire principale chez Ledoux Conseils. On peut désormais travailler en tout temps, de n’importe où, avec n’importe qui. Gérer la main-d’œuvre comme auparavant est impossible. 

« Nous devons parfois casser les paradigmes des gestionnaires pour les amener à adopter un nouveau style de management misant sur la contribution, la responsabilisation et les livrables en mode collaboration, plutôt que sur la présence physique », précise-t-elle. 

Dans un contexte de pénurie de ressources, les RH devraient rester à l’affût des nouvelles pratiques pour favoriser cette collaboration transversale.

L’impact sur la mission des RH

La professionnalisation des emplois entraîne une mutation profonde du recrutement des talents. « Notre rapport à l’emploi a changé et le contrat d’emploi lui-même évolue », selon Mme Dufresne, avec le recours à des bassins d’experts, parfois externes à l’organisation (plateformes de talent, partenariats, etc.), capables de répondre à des besoins ciblés et ponctuels, en dehors du salariat traditionnel.

Carrière

Comment offrir un milieu de travail sain dans un monde pressé

Muffins aux zucchinis gratuits, professeur de yoga le mercredi midi, horaires d’été qui permettent de quitter plus tôt le vendredi : voilà, on a fait notre part en tant qu’employeur pour que nos employés se sentent bien dans leur milieu de travail. Et si on ne déployait pas nos efforts dans la bonne direction ?

« Toutes ces initiatives ne sont que de petits plus qui ne compenseront jamais un manque dans les composantes fondamentales d’un milieu sain », croit Julie Carignan, CRHA, psychologue organisationnelle et associée à la firme-conseil en ressources humaines SBP. Si des employés sont stressés par un manque de ressources pour accomplir leur travail ou par l’indisponibilité de leur supérieur immédiat, des séances hebdomadaires de méditation guidées ne suffiront pas à améliorer leur bien-être.

L’ADN d’un milieu sain et inclusif

Selon Julie Carignan, un milieu sain se compose de trois éléments clés : un travail porteur de sens pour les employés, un environnement flexible et un espace de dialogue de nature bienveillante.

« Un milieu de travail sain permet aux gens de se réaliser. On les y considère comme des humains à part entière : on n’utilise pas seulement leurs bras ou une fraction de leur potentiel », ajoute Catherine Privé, CRHA et présidente fondatrice d’Alia Conseil.

Dans un tel cadre, pas question de critiquer un employé qui part plus tôt pour accompagner son enfant à un rendez-vous médical : l’employeur doit plutôt démontrer la confiance qu’il accorde à l’employé en lui laissant choisir comment accomplir ses tâches. En retour, l’employé montre sa confiance en ses collègues qui peuvent l’épauler et en son milieu de travail qui respecte ses besoins.