Carrière

En 2019, gérez mieux votre temps

Vous rêvez d’être plus productif en 2019 ? Voici une stratégie de gestion du temps des plus efficaces qui vous permettra de commencer l’année du bon pied.

En 1954, le président des États-Unis Dwight D. Eisenhower affirmait être confronté à deux types de problèmes au quotidien : ceux qui sont importants et les autres, qui sont urgents. De son avis, les problèmes urgents n’étaient pas importants, et ceux qui étaient importants... jamais urgents !

On dit que c’est d’après ce principe que le 34e président américain maximisait sa productivité au travail. Des décennies plus tard, on en tire une stratégie de gestion du temps des plus efficaces : la matrice d’Eisenhower.

Se concentrer sur ce qui est important

La matrice d’Eisenhower vous aide à définir vos priorités afin d’améliorer votre efficacité. Elle se présente en quadrants dans lesquels sont catégorisées les tâches et les activités en fonction, d’une part, de leur importance pour l’atteinte de vos objectifs et, d’autre part, de leur urgence.

______

À CONSULTER: À la recherche d'un emploi? Besoin de recruter du personnel? Consultez le site carrière de Groupe Capitales Médias. Des opportunités dans toutes les régions du Québec.
_______

Dans le premier quadrant, on retrouve les tâches prioritaires, soit celles qui sont importantes et urgentes. Vous n’aurez d’autre choix que de vous affairer à ces tâches sur-le-champ, sans quoi les conséquences seront immédiates sur les résultats. La rencontre avec un client insatisfait qui menace de quitter votre entreprise ou l’appel de l’école vous demandant de venir chercher votre enfant malade sont des exemples d’activités prioritaires.

Les tâches importantes, mais non urgentes, se placent dans le second quadrant. Ces tâches mettront éventuellement en péril l’atteinte de vos objectifs professionnels ou personnels si elles ne sont pas accomplies. Elles peuvent cependant être planifiées dans le temps. La rédaction d’un rapport, un rendez-vous chez le dentiste ou encore du temps passé en famille figurent parmi les tâches importantes, mais non urgentes.

Faire fi du reste

Dans les deux autres quadrants se trouvent les tâches qui ne sont pas importantes. Certaines seront considérées comme urgentes parce qu’elles requièrent votre attention. Les notifications Facebook, la sonnerie de votre téléphone ou un collègue qui cogne à la porte de votre bureau pour vous poser une question en sont des exemples. D’autres ne seront ni importantes ni urgentes et pourront être simplement relayées aux oubliettes, parce qu’elles ne font que ralentir votre productivité. 

Malheureusement, les tâches non importantes sont souvent bien plus attirantes que les autres. Voici quelques trucs pour maximiser votre productivité et rendre encore plus efficace la matrice d’Eisenhower :

  • Dans la mesure du possible, planifiez vos priorités en accordant à chaque tâche un peu plus de temps que nécessaire ;
  • Concentrez-vous sur une seule tâche à la fois et évitez d’être interrompu ;
  • Identifiez et éliminez les distractions (collègues, appels entrants, notifications, etc.), mais aussi les tâches qui vous font perdre du temps ou qui peuvent être déléguées.

En 2019, misez sur une meilleure gestion de votre temps. En plus de devenir plus productif, vous serez moins stressé, diminuerez le risque d’erreurs et prendrez de meilleures décisions. Bref, vous serez plus heureux !

Carrière

Six avantages de l'emploi temporaire

S'il sont parfois considérés comme des « jobines », l'emploi temporaire comporte tout de même plusieurs avantages. En voici six.

1. Acquérir de l’expérience

Si vous venez de sortir de l’école, avez changé de domaine ou cherchez dans quelle branche vous voulez travailler, un emploi temporaire est idéal, car il est souvent plus facile à obtenir et vous donne l’occasion d’avoir une première expérience ou encore de tester votre nouveau choix de carrière. Comme il s’agit d’un contrat à durée déterminée, cela vous donnera à la fois de l’expérience pour votre prochain emploi et vous libérera si vous réalisez que vous n’aimez pas votre nouveau domaine.

2. Avoir un horaire flexible

Un travail temporaire permet souvent de ne pas occuper totalement votre temps. Si vous êtes parent ou étudiant, ce type de travail permet d’accommoder votre horaire pour conjuguer toutes vos obligations. Vous avez également le loisir, si vous êtes à contrat, d’accepter ces derniers ou non, vous permettant ainsi d’en profiter pendant les périodes plus calmes pour partir en vacances hors des périodes d’achalandage ou encore réaliser des projets personnels.

3. Développer vos compétences

En plus de bonifier votre c.v. avec une expérience de travail supplémentaire, un travail à durée déterminée ou à contrat vous permet de développer de nouvelles compétences, d’être formé par différents professionnels et d’apprendre de nouvelles méthodes de travail. Selon un article du site de Randstad, le « marché de l’emploi actuel valorise les candidats possédant des compétences variées qu’ils renouvellent et améliorent continuellement. » Une autre raison d’aller chercher diverses expériences, donc.

4. Gérer les attentes

D’une part, comme vous n’êtes là que temporairement, les attentes envers vous, au niveau de l’implication au sein de l’entreprise, de la pression, du niveau de responsabilité ou de vos disponibilités à des heures atypiques ou pour faire du temps supplémentaire sont moins élevées. Cela permet d’équilibrer votre travail. D’autre part, si vous ne connaissez pas beaucoup le domaine dans lequel vous vous lancez, un emploi temporaire permet de mieux connaître les demandes du marché et vous aidera dans la recherche de votre prochain emploi.

5. Viser un emploi à temps complet

Ariane D. Gingras, adjointe aux ressources humaines chez Groupe Perspective, affirme dans un article que « 40 % des mandats temporaires aboutissent à des postes permanents », si c’est ce que vous désirez. Certaines entreprises offrent d’abord des contrats temporaires afin d’explorer les différents talents disponibles avant de prendre une décision pour une embauche à temps complet. Vous pourriez donc être le candidat choisi en fin de compte pour un emploi à temps plein.

6. Augmenter vos revenus

Comme un emploi temporaire n’offre souvent pas de stabilité ou d’avantages sociaux, les employeurs compensent en augmentant le salaire horaire des employés temporaires ou à contrat, parfois de manière considérable pour attirer les travailleurs temporaires. « La gêne qui caractérisait autrefois le travail temporaire est en train de s’estomper. Si vous possédez des compétences utiles, un travail à contrat pourrait se révéler gratifiant et lucratif » affirme le site Randstand.

Carrière

Comment trouver un plus gros job, dans une plus grosse ville?


Changer de ville est parfois un impératif pour donner un coup d’accélérateur à sa carrière. En déménageant à Toronto, à New York ou encore à San Francisco, les personnes bilingues peuvent accéder à des emplois mieux rémunérés et comportant de plus hautes responsabilités.

«Beaucoup d’entreprises ont leur siège social à Toronto, alors certains n’ont pas d’autre choix que d’y aller pour évoluer, explique David Da Costa, directeur de pratique en sourcing pour la firme montréalaise Sourcinc. Pour les programmeurs, c’est alléchant de partir en Californie, car les salaires atteignent rapidement les 6 chiffres.»

Comment s’y prendre pour décrocher un meilleur poste dans une ville plus importante ? Pour ceux dont l’entreprise est basée à Toronto ou aux États-Unis, la première étape est de s’informer sur les postes à pourvoir en interne. «Dans ce cas, les compagnies paient souvent des services de relocalisation», indique l’expert.  

 L’indispensable LinkedIn 

Si cette option est impossible, la meilleure stratégie est de se renseigner sur le marché du travail local pour affiner sa stratégie de recherche. 

Pour y parvenir, LinkedIn est incontournable. «C’est mon meilleur ami», affirme d’ailleurs David Da Costa. Attention donc à tenir son profil LinkedIn détaillé et à jour ainsi qu’à ne pas oublier de le traduire en anglais quand on postule dans des villes anglophones ! LinkedIn permet de dénicher des recruteurs de la ville en question et d’entrer en relation avec eux, mais aussi de prendre contact avec d’anciens collègues ou amis d’université susceptibles de bien connaître le marché visé et de vous ouvrir les portes de leur réseau.

Un effort d’adaptation à prévoir

Se renseigner sur la réalité locale est également utile pour se tenir au courant des us et coutumes de cet endroit. Toronto et New York ont beau être situées à quelques heures seulement du Québec, des différences culturelles existent bel et bien. «Au Québec, on cherche à créer des affinités avant de parler affaires, mais pour avoir travaillé pour des compagnies de recrutement américaines, je sais que, là-bas, les gens sont plus directs dans leur approche», souligne David Da Costa. Identifier la manière locale d’aborder les personnes est donc essentiel pour ne pas paraître trop insistant ou, au contraire, trop peu déterminé.

Carrière

Comment faire valoir ses cheveux gris sur un CV



Dans un monde du travail qui carbure aux technologies et aux milléniaux, avoir plus de 50 ans et chercher un emploi n’est pas toujours facile. Que devriez-vous mettre en avant dans votre candidature ?

Votre sérieux

Montrez votre sérieux en adaptant votre CV et votre lettre de présentation aux postes et aux entreprises que vous visez. Surtout, n’envoyez pas la même candidature partout, car de plus en plus de recruteurs utilisent des logiciels de filtrage ne retenant que les CV qui contiennent des mots-clés spécifiques au poste affiché.

Votre pertinence

À 50 ans, vous avez sans doute accumulé beaucoup d’années d’expérience. Cependant, n’engorgez pas votre CV d’expériences professionnelles qui datent de plus de 15 ans, car les employeurs veulent embaucher des candidats qui sont « à jour ». Les expériences récentes sont donc à privilégier… sauf si celles de 1990 sont pertinentes ! Dans ce cas, mettez l’accent sur les compétences et les réalisations reliées au poste convoité.

Vos motivations

Vous avez été directrice des ressources humaines toute votre vie, mais désirez maintenant travailler à temps partiel comme réceptionniste ? Dans ce cas, « apprenez à vous "dévendre" ! », conseille Julie Dufresne, présidente d’Emploiretraite.ca, un site de recrutement et de recherche d’emploi pour les 50 ans et plus. Autrement dit, « expliquez ce qui vous motive à postuler un emploi moins exigeant (valeurs, intérêts, passion, etc.), pour que l’employeur comprenne que vous le faites en toute connaissance de cause. Sinon, il vous croira surqualifié… et mettra votre candidature de côté ! »

Votre flexibilité

Vous êtes prêt à travailler en région, à temps partiel ou de manière contractuelle ? Inscrivez-le dans votre CV ! Les entreprises ont souvent des besoins variés, allant de remplacements de congé de maladie à des projets ciblés de courte durée. Sans compter que, selon Julie Dufresne, les candidats seniors ou retraités représentent une excellente solution à l’actuelle pénurie de main-d’œuvre : « En plus de connaître la culture et la langue, ils sont expérimentés et rêvent souvent de déménager en région, là où la pénurie frappe le plus fort ! »

Votre maturité

Vous vous pensez trop vieux pour retourner sur le marché du travail ? « Apaisez vos craintes en vous disant que le travail n’a pas d’âge, dit Julie Dufresne, et mettez vos atouts de l’avant », que ce soit un réseau de contacts riche et diversifié, une maturité vous permettant de mieux gérer le stress ou une longue expérience de travail.

Vos connaissances

Un des préjugés à l’égard des employés plus âgés, c’est qu’ils n’ont pas suivi l’évolution technologique. Alors, atténuez les réserves des employeurs potentiels en précisant toutes vos connaissances sur le sujet. Si nécessaire, allez chercher la formation requise.

***

À la recherche d'un emploi? Besoin de recruter du personnel? Consultez le site carrière de Groupe Capitales Médias. Des opportunités dans toutes les régions du Québec.

Carrière

Votre carrière est-elle dans un cul-de-sac ?

Que faire quand on a l’impression que notre carrière fait du surplace, qu’on a atteint le fond professionnellement parlant ? Voici quelques trucs pour s’en sortir.

Selon une étude de CV-Library et Course Library, plus de 80 % des travailleurs font face à un cul-de-sac professionnel au moins une fois au cours de leur carrière. En raison de doutes, de l’ennui ou du manque de motivation, certains d’entre eux abandonnent même carrément leur travail pour en choisir un autre. Avant que cela ne se produise, quelques gestes peuvent être posés pour retrouver de l’entrain au travail et avancer professionnellement.

1. Penser à ce qu’on aime faire

Qu’est-ce qui vous passionne ? Qu’est-ce qui vous motive ? Si vous constatez que vous ne retrouvez pas ces deux choses dans votre emploi actuel, le temps est peut-être venu d’entreprendre les démarches qui vous permettront de retrouver votre motivation. Nous travaillons beaucoup et longtemps, et aimer ce que l’on fait est important...

2. Identifier le problème

Qu’est-ce qui fait que vous stagnez au travail ? Vous ne sentez pas de progression ? Vous avez fait le tour du jardin ? Votre environnement de travail vous déplaît ? Vous ne vous entendez pas avec vos collègues ? Vos tâches vous ennuient ? Il est essentiel d’identifier ce qui ne va pas pour pouvoir avancer.

3. Faire un plan

Si vous voulez changer de travail ou de carrière, commencez à consulter les offres d’emploi. Si vous recherchez plus de défis, une promotion ou des tâches différentes, parlez-en à vos patrons ou aux personnes appropriées dans votre entreprise. Essayez d’avoir une longueur d’avance sur ce que vous voulez faire avant de toucher le fond et de ne pas voir la lumière au bout du tunnel.

4. Reconstruire votre réseau

Le sentiment de ne pas avancer est parfois dû à une impression d’enfermement, ce qui peut survenir lorsqu’on côtoie toujours les mêmes collègues, qu’on fréquente toujours les mêmes cercles. Rien de mieux pour évoluer et s’ouvrir à de nouvelles possibilités que de continuer à cultiver son réseau. Participez à des évènements de réseautage, à des conférences, à des colloques ou à des 5 à 7 professionnels. En discutant avec d’autres personnes que celles auxquelles vous êtes habitué, cela vous ouvrira de nouveaux horizons.

5. Se donner des défis

Il est parfois difficile de sortir de sa zone de confort, mais c’est précisément ce qu’il faut faire pour être stimulé à nouveau. Par exemple, effectuer un stage dans un nouveau domaine pour voir si vous aimez cela, et pour apprendre encore, malgré votre expérience de travail déjà acquise. Cette démarche peut être à la fois déstabilisante et excitante, et peut mener à une nouvelle vie professionnelle.

6. Consulter ses mentors

Garder le contact avec ses mentors peut être une bonne façon de vous aider à faire le point sur vos objectifs et à vous aider à les atteindre.

***

À la recherche d'un emploi? Besoin de recruter du personnel? Consultez le site carrière de Groupe Capitales Médias. Des opportunités dans toutes les régions du Québec.

Carrière

10 avantages qui valent plus qu’une augmentation

Quand notre employeur est réticent à nous accorder une augmentation salariale, il est toujours possible de négocier certains avantages qui valent autant, sinon plus, qu’une augmentation. Nos dix suggestions.

1. Pourquoi pas un bonus ?

Peut-être que notre employeur n’est pas prêt à nous accorder une hausse salariale, mais pourquoi ne pas lui demander un bonus de fin d’année ou lié à notre rendement ? Voilà qui peut constituer un consensus gagnant pour les deux parties.

 2. L’aménagement du temps de travail

Quand on travaille à temps plein, on a parfois l’impression de manquer de temps pour soi. Il est possible de négocier avec son employeur de répartir son horaire de travail sur quatre jours plutôt que cinq, ou encore de demander d’avoir un horaire mieux adapté à son style de vie.

3. Plus de congés

Qui ne rêve pas d’avoir plus vacances ? On peut demander à notre employeur plus de semaines de vacances annuelles ou quelques congés supplémentaires au cours de l’année. Une autre façon de bien profiter de la vie !

4. Le télétravail

Selon la conférencière, coach et auteure Stéphanie Milot, « offrir à quelqu’un la possibilité de travailler de chez lui un ou deux jours par semaine, c’est tout un avantage ! Quand nous pensons au nombre d’heures passées dans les transports par semaine pour nous rendre au boulot, c’est une option alléchante pour de nombreuses personnes. »

5. Financement d’une formation

Améliorer ses compétences alors qu’on se trouve sur le marché du travail peut s’avérer très avantageux, surtout quand c’est notre employeur qui paye ! En suivant une formation, on acquiert de nouvelles connaissances et on élargit son champ de compétence. On peut donc se voir offrir des tâches plus stimulantes. Et avec un diplôme supplémentaire, on a plus de chances d’obtenir par la suite une augmentation de salaire !

On peut aussi demander à notre patron d’assister à des formations ou à des colloques liés à notre travail, ou encore d’obtenir les services d’un mentor au sein de l’entreprise. Ces options qui nous aideront à nous améliorer auront forcément des retombées positives pour l’employeur.

6. Avantages matériels liés au travail

« Nous pouvons aussi demander qu’on nous prête une voiture, ou obtenir un budget pour couvrir nos frais de déplacement », selon Stéphanie Milot. Une économie intéressante qui vaut parfois une hausse salariale.

7. Qualité de vie au travail

Tant qu’à passer un nombre d’heures considérable au travail, aussi bien y être à l’aise. « Avoir une chaise ergonomique ou un ballon sur lequel on s’asseoit, ou même avoir son bureau près d’une fenêtre sont des petites choses qui rendent le quotidien beaucoup plus agréable ! » dit Stéphanie Milot.

8. Protection en cas de perte d’emploi

Personne n’aime penser à ce qui arriverait si pour une raison ou pour une autre, on devait perdre son emploi. De là l’avantage de négocier avec son patron une indemnité de départ ou un service d’accompagnement pour nous aider à trouver un nouveau travail en cas de pépin.

9. Possibilité d’avancement

Si notre patron ne consent pas à une augmentation, pourquoi ne pas lui demander de faire une différence autrement dans notre vie au travail en sollicitant un changement dans nos tâches, ou encore, un rôle plus stimulant ? 

10. Des actions de l’entreprise

Certaines entreprises offrent la possibilité pour les employés d’investir dans la compagnie. C’est une marque de reconnaissance de la part de l’employeur, et au bout du compte, ça peut s’avérer payant. 

Bref, quand vient le temps de négocier avec son employeur, on pense souvent en termes d’augmentation salariale, mais bien d'autres « petits plus » peuvent rendre notre vie plus agréable...

***

À la recherche d'un emploi? Besoin de recruter du personnel? Consultez le site carrière de Groupe Capitales Médias. Des opportunités dans toutes les régions du Québec.

Carrière

Est-il trop tard pour changer de carrière ?

Vous rêvez de changer de carrière, mais vous vous croyez trop vieux pour le faire ? Avez-vous tort ou raison de penser ainsi ? Clarifions la situation.

Les freins au changement

Selon Fanny Element, coach professionnelle certifiée en programmation neurolinguistique (PNL), il n’est jamais trop tard pour changer de carrière, « parce qu’il n’y a pas de réelles contraintes au changement outre celles qu’on s’impose à soi-même ». Ces contraintes peuvent être des croyances (je suis trop vieux), des valeurs (ce travail nuira à ma vie familiale) ou des capacités (je n’ai pas la formation requise). Pour les faire tomber, il suffit parfois d’un simple changement de perception (mon âge est synonyme d’expérience), ou de passer à l’action (je retourne aux études !).

L’emploi détesté

Peu importe votre âge, vous devez remettre en question les motivations qui vous poussent au changement. Pour ce faire, nommez ce qui vous irrite dans votre travail actuel. Ensuite, demandez-vous s’il est possible d’agir sur ces éléments d’insatisfaction et si vous risquez de les retrouver ailleurs. Si oui, mieux vaut trouver des solutions moins drastiques (changement d’équipe, d’horaire, de lieu, de responsabilités) plutôt que d’entreprendre une reconversion.

L’emploi rêvé

Au lieu de perdre votre temps à vous dire qu’il est trop tard pour changer d’emploi, demandez-vous plutôt ce que vous voulez faire du reste de votre vie. Pour vous aider, listez les caractéristiques de l’emploi idéal. « Permettez-vous de rêver, conseille Mme Element. Vous clarifierez ainsi vos valeurs et vos intérêts professionnels (qui ont sûrement changé au fil des années), et vous ciblerez plus facilement ce que vous voulez faire. »

Entre rêve et réalité

Sites internet, rencontres, conférences, foires de l’emploi, stage, bénévolat… Tous les moyens sont bons pour en apprendre davantage sur l’emploi désiré. Si votre âge vous inquiète, tentez de rencontrer des gens de votre génération qui travaillent dans le domaine que vous visez. Également, évaluez les besoins du marché. Cette phase d’exploration vous permettra de confronter vos croyances avec la réalité, et de valider ou non votre réorientation.

Entre atouts et lacunes

Seul ou à l’aide d’un conseiller d’orientation, faites un bilan de vos acquis, de vos compétences et de vos expériences. Ce processus vous permettra de relever votre savoir-faire, ainsi que la formation manquante à aller chercher pour l’emploi souhaité.

Les coûts financiers

Il n’est jamais trop tard pour changer de carrière, mais… n’en négligez pas les coûts financiers ! Si un retour aux études est nécessaire, informez-vous à propos des prêts et bourses. Planifiez également d’autres solutions, comme un travail à temps partiel, une formation en entreprise ou l’aide de votre conjoint. Finalement, calculez les pertes et les gains financiers reliés à votre futur emploi. Adaptez ce calcul au nombre d’années que vous souhaitez travailler.

Les coûts affectifs

Changer de carrière peut être émotionnellement exigeant, assurez-vous d’avoir le soutien de vos proches. « Au besoin, allez chercher de l’aide professionnelle, souligne Mme Element, que ce soit un coach, un conseiller d’orientation, un psychologue ou un mentor. Vous mettrez ainsi toutes les chances de votre côté pour faire de votre rêve une réalité. »

***

À la recherche d'un emploi? Besoin de recruter du personnel? Consultez le site carrière de Groupe Capitales Médias. Des opportunités dans toutes les régions du Québec.

Carrière

Les compétences ne font pas le CV

Soixante secondes, c’est le temps maximum que passe près d’un quart des recruteurs à consulter un CV, selon une étude de CareerBuilder. Parce qu’il n’est pas facile de capter l’attention d’un gestionnaire en moins d’une minute, voici 4 techniques qui vous aideront à y parvenir.

Faire de son CV une vitrine alléchante

« C’est au chercheur d’emploi de créer la ligne éditoriale de son CV. Il doit savoir en orienter la lecture plutôt que de laisser le recruteur interpréter ce qu’il veut », indique Matthieu Degenève. Le fondateur du site L’Œil du recruteur offre ses conseils pour bien mettre en valeur ses compétences dans un CV.

Lors de la conception de votre CV, mettez-vous dans la peau d’un guide qui dirigera l’employeur potentiel vers les informations les plus pertinentes.

« Au Québec, les recruteurs poseront d’abord leurs yeux sur l’expérience professionnelle, constate M. Degenève. Une utilisation judicieuse des polices et des caractères gras peut attirer l’attention sur ce que vous voulez. »

Tout chercheur d’emploi devrait aussi garder en tête qu’un CV est un résumé de son parcours professionnel, et non une encyclopédie exhaustive retraçant sa carrière. Ne donnez pas au recruteur l’impression qu’il se lance dans la lecture d’un pavé condensé en posant les yeux sur votre CV. Il doit être digeste, aéré et le plus court possible.

« C’est important de retravailler le CV plusieurs fois pour enlever les mots superflus qui ne font qu’alourdir le texte », dit M. Degenève.

L’objectif de carrière

« Il interpellera le recruteur plus facilement sur vos objectifs à court terme et le rassurera sur vos aspirations », ajoute-t-il.

Un exemple : vous étiez en train de suivre une formation en communication, mais vous postulez pour un poste dans le domaine de la vente. L’employeur risque de se poser quelques questions. 

Énoncer un objectif professionnel clair permet de répondre à ce genre d’interrogations avant même qu’elles ne germent dans la tête du recruteur.

Trouver les bons mots

La plupart des recruteurs accordent plus d’importance à un CV qui a été personnalisé en fonction de l’offre d’emploi publiée. Reprendre les termes de l’offre augmentera donc vos chances d’être retenu.

Tentez d’évaluer les besoins à court terme de l’entreprise pour choisir des mots correspondant à ce que le recruteur cherche dans l’immédiat. Le but d’un chercheur d’emploi est d’arriver à se distinguer des autres candidats. « Or, certains mots ont été tellement utilisés qu’ils sont aujourd’hui complètement galvaudés ; ils n’ont plus vraiment de sens pour les recruteurs », observe M. Degenève qui pense à des termes comme « sens de la communication » ou encore « sens de l’organisation ».

Selon le fondateur du site L’Œil du recruteur, il faut donc trouver une façon de décrire différemment ses compétences. Pourquoi ne pas parler de sa capacité à interagir avec plusieurs intervenants plutôt que se contenter de l’éternel « esprit d’équipe » ?

Décrire ses compétences


Pour optimiser votre CV, Matthieu Degenève conseille de :


  • Utiliser les verbes d’action à l’infinitif. 

  • Privilégier des phrases complètes (sujet, verbe, complément) qui tiennent sur une ligne ou deux.

  • Inclure les aptitudes acquises à l’école ou lors d’activités de bénévolat.
  • Se limiter à une dizaine de compétences par CV !

« En cas de doute lors de la rédaction du CV, il faut s’écouter plutôt que de chercher pendant des heures sur Internet comment séduire un employeur », termine M. Degenève.

***

À la recherche d'un emploi? Besoin de recruter du personnel? Consultez le nouveau site carrière de Groupe Capitales Médias. Des opportunités dans toutes les régions du Québec.

Carrière

Augmentations salariales 2019 : les prévisions

Ce sont 2,6 % d’augmentation salariale que prévoient donner les organisations québécoises l’année prochaine, selon les Prévisions salariales 2019 de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Un sondage CROP-CRHA réalisé en août auprès d’un échantillon de 568 salariés révèle que ceux-ci avaient plutôt prévu recevoir une augmentation salariale de l’ordre de 1,7 %, mais qu’ils estimaient cependant mériter 3,5 % (3,3 % chez les femmes et 3,6 % chez les hommes). C’est donc dire que les réelles augmentations prévues se situent sensiblement à mi-chemin entre les attentes et les espérances des salariés québécois.

« En raison du contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre, les employeurs sont sous pression et augmentent plus fortement leurs offres salariales afin d’attirer et de retenir leur main‑d’œuvre, a expliqué Manon Poirier, directrice générale de l’Ordre des CRHA par voie de communiqué. Il est donc possible que les augmentations réelles de 2019 soient supérieures à celles prévues. »

Pour donner un ordre de grandeur, l’augmentation prévue de 2,6 % équivaut pour les employeurs à un coût moyen annuel additionnel de 152 $ par employé gagnant un salaire de 40 000 $, si on en croit le Conseil du patronat du Québec.

Des variations relativement justes et stables

Les prévisions d’augmentations salariales au Québec sont assez stables depuis quelques années. En 2017 et en 2018, elles étaient de 2,5 % tandis qu’en 2016, elles étaient de 2,6 %.

Cette année, les emplois du secteur « Administrations publiques (municipal, provincial et fédéral) » sont ceux pour lesquels est prévue la plus maigre augmentation, soit 2,3 % si on inclut les gels salariaux. À l’inverse, les emplois en « Services professionnels, scientifiques et techniques » sont ceux qui s’en tirent le mieux, avec 3 %.

Carrière

Télétravail: 6 mythes déboulonnés

Le travail à distance rencontre encore de la résistance auprès de certains employeurs. Faible productivité, sécurité incertaine des données, obstacle à l’esprit d’équipe... Et si, preuves à l’appui, on faisait table rase de ces préjugés une fois pour toutes ?

1: le télétravail est l’ennemi de la productivité.

Un employé qui n’est pas surveillé aura tendance à se tourner les pouces, selon certains. Une étude du Harvard Business Review fait toutefois mentir le célèbre proverbe « Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. »

En effet, les entreprises sondées ont noté une augmentation de la productivité de 13,5 % après qu’elles aient proposé le télétravail.

« Plusieurs constatent qu’ils sont moins dérangés à la maison, donc plus concentrés sur les tâches à accomplir », précise Marianne Roberge, présidente et conseillère en conciliation travail-famille chez Koeva.

D’autres facteurs expliquent ce phénomène. « On est plus efficace également lorsqu’on évacue le stress de se presser le matin ou d’être pris dans le trafic », ajoute-t-elle.

2: les télétravailleurs se la coulent douce durant la journée

Un peu dans la même veine que le point précédent, on imagine souvent un employé en télétravail qui regarde Netflix en continu, qui entame son grand ménage ou qui profite d’un pique-nique par un bel après-midi d’été au lieu de travailler.

De telles distractions existent aussi au bureau, mais prennent d’autres formes : pause-café, discussions avec son collègue, marche autour du bloc, etc. « Certaines entreprises gèrent en fonction des échéances et des livrables, précise la conseillère en conciliation travail-famille. Tant que le travail est fait à la date demandée, l’employé peut décider de planifier son temps comme bon lui semble. »