Le comédien Jean-Philippe Boivin, à l’animation du jeu Ferrailles Hurlantes, avec le cofondateur du Cabinet Mysteriis, Thomas Roussel.

Cabinet Mysteriis: plein d’histoires à raconter [VIDÉO]

Le Cabinet Mysteriis est parmi les dernières entreprises de jeu d’évasion à faire son arrivée à Québec. Après sept mois d’ouverture, elle se retrouve déjà dans un top 100 des meilleurs jeux d’évasion au monde, au 14e rang.

«On était absolument fous comme des balais. On est heureux et on espère que ça va avoir de bonnes répercussions pour le futur. Ce top 100, c’était par rapport à la satisfaction des clients, ça regroupait les meilleurs avis sur Trip Advisor, Yelp et Google», précise Thomas Roussel, cofondateur du Cabinet et designer de jeu.

Ouvert depuis décembre 2018, le Cabinet Mysteriis propose une immersion dans un monde ludique avec deux types de scénarios : un jeu d’aventure dans un univers post-apocalyptique avec Ferrailles hurlantes, puis un monde de rêves pour enfants avec Marcheurs de rêves.

Il s’agit de la seule entreprise de Québec à figurer dans le top 100 du blogue Escape The Roomz. 

«Vers la fin de 2019, nous aurons notre troisième jeu. On ne révèle pas le thème, mais on peut garantir que ça va être drôle. On veut aussi travailler pour faire des activités extérieures, pour les groupes corporatifs et les écoles. On veut prendre notre temps, on ne veut pas offrir des choses qui ne seraient pas à la hauteur de notre qualité», dit M. Roussel.

Il est certain que leur cote de cinq étoiles sur l’avis Google motive le groupe. «On s’attend à un très bel été. On s’assure que les clients se sentent vraiment immergés dans un nouveau monde, encore plus qu’un film ou un jeu vidéo.»

C’est par passion que M. Roussel a fondé le Cabinet Mysteriis, avec quatre acolytes. Ils avaient envie de raconter leurs propres histoires.

«On avait des idées, des idées qui n’existaient pas encore dans d’autres jeux d’évasion. C’est Alexandre Dufour-Fournier, un de mes partenaires, qui a lancé le projet. Puis on y a contribué, raconte M. Roussel. J’ai toujours été un gars de littérature, et j’avais envie que ces histoires-là soient entendues. Et que mes idées puissent être ressenties. Un jeu, je pense que c’est la meilleure façon pour qu’une histoire soit ressentie.» 

Le cofondateur juge que le Cabinet Mysteriis se démarque par son immersion dès les premiers pas après avoir franchi la porte d’entrée. 

«On a aussi des décors absolument impressionnants, on a des animateurs de très haut calibre et je pense que tout ça ensemble, avec un design de jeu misant sur l’histoire, c’est très apprécié.» 

Engouement

La folle frénésie pour le jeu d’évasion peut se constater dans plusieurs villes du monde, et Québec ne fait pas exception. Si on l’appelle jeu d’évasion, M. Roussel précise que l’objectif est devenu plus grand que de seulement «s’évader». Il qualifie plutôt l’activité d’expérience immersive ludique, avec énigmes, casse-têtes et défis. 

«On veut faire partie du mouvement, mais on veut aussi être à l’avant du mouvement. On veut que nos jeux impliquent des choses nouvelles. On veut que les expériences soient au top. D’une part on s’assure d’avoir des thèmes et des mécaniques de jeux originaux, mais on s’assure que l’industrie aille bien. L’important pour nous c’est que les gens aient une première expérience de jeu plaisante», indique-t-il. 

Même si les entreprises de jeu d’évasion à Québec peuvent se dire des «compétiteurs», ce n’est pas l’esprit du Cabinet Mysteriis, qui veut simplement que les gens prennent goût à ce type de jeu, peu importe où ils vivent l’expérience. 

«On veut que l’industrie soit florissante, et pour ça, il faut que la première impression soit bonne, que ça soit avec nous ou une autre. Après ça, ils reviennent et en essaient d’autres. Ma seule crainte c’est que l’engouement crée la création de jeux d’évasion cheap, ce qui fait en sorte que les gens qui essaient ces jeux-là en premier ont une mauvaise expérience et n’en réessaient pas d’autres, alors que c’est une activité qui mérite d’être expérimentée», termine M. Roussel.