Laurence Détraz, François Chantal, Dominic Carpentier, Pascale Lepage et Charles Compton composent l’équipe de Bryo Studio.

BryoStudio lance des jeux éducatifs

Un jeu vidéo ça peut servir à se détendre, à éprouver ses habiletés sur une manette, même sur une tablette. Mais, le jeu peut aussi servir à apprendre en s’amusant. Et pourquoi ne pas s’en servir pour corriger des défauts de langage ou améliorer la perception oculo-manuelle.

C’est en gros ce que se donnait comme objectif Dominic Carpentier lorsqu’il a fondé BryoStudio, son entreprise de production de jeux vidéo éducatifs en janvier 2017.

Toutefois, au lieu de se tourner vers les joueurs en premier lieu, il a visé les spécialistes en éducation et en santé pour leur offrir un outil d’accompagnement à travers un jeu pour les apprentissages dans le mode tuteur et élève.


« C’est une façon d’engager l’enfant dans l’aventure où il apprendra en s’amusant »
Dominic Carpentier, fondateur de BryoStudio

«Notre outil s’adresse à des spécialistes comme support à leurs interventions avec leurs jeunes patients, comme c’est le cas avec notre projet Akimo pour les orthophonistes», explique Dominic Carpentier. «Nous voulons le distribuer sur les tablettes dans les versions iOS et Android. Mais ce n’est pas un simple jeu que l’on met entre les mains d’un enfant, même s’il s’agit d’un jeu à travers lequel il apprendra. Il y a nécessairement une relation entre le tuteur et l’élève pour valider la progression».

L’apprentissage se fait dans un environnement ludique où l’enfant doit débloquer des trésors sur son parcours avec des mots magiques, généralement ceux avec lesquels il connaît des difficultés de prononciation.

Si l’orthophoniste prépare le jeu en fonction des objectifs à atteindre, l’enfant doit personnaliser son personnage et son animal de compagnie, un Anoki, ressemblant à un animal mythique, avant de partir à l’aventure dans un dirigeable pour «L’odyssée des mots magiques». Les mots feront pousser des arbres et des fruits fantastiques jusqu’à ce qu’il arrive au jeu final où il doit éliminer les Barbots pour libérer un autre Anoki.

«Toute cette personnalisation des personnages, c’est une façon d’engager l’enfant dans l’aventure où il apprendra en s’amusant. C’est une forme d’immersion dans l’histoire», ajoute M. Carpentier. Il y a bien sûr des niveaux de difficulté dans le jeu pour tenir compte de l’âge des participants. Mais rien de comparable à ce que l’on peut connaître comme complexité dans l’univers des jeux sur une console pour les maniaques de l’action.

Bien que lui et ses partenaires dans la conception viennent du monde du jeu vidéo, le fondateur de BryoStudio a fait appel à des spécialistes externes de l’orthophonie pour répondre aux objectifs thérapeutiques en utilisant les mécaniques de jeu.

Pour l’avenir, il vise à intéresser les orthophonistes de la francophonie, ici et à l’étranger, avant de se lancer dans une version pour le marché anglophone. Il songe aussi à une version grand public ou l’enfant aura un parent comme accompagnateur, car c’est l’adulte qui valide la progression.

L’outil Akimo entrera bientôt en phase de préparation finale avec des orthophonistes et d’autres spécialistes testeurs pour un lancement ce printemps. Après, il y aura d’autres projets éducatifs.

Suivez les progrès du jeu sur www.bryostudio.com ou sur www.facebook.com/bryostudio.