La ministre de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international, Mary Ng
La ministre de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international, Mary Ng

Brexit: les négociations commerciales entre le Canada et le R.-U. à un stade final

Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
OTTAWA - Le Canada et le Royaume-Uni disent en être au stade final de négociation d’un nouvel accord de libre-échange à l’approche de l’échéance du 31 décembre.

Cela permettrait aux produits canadiens, allant des steaks et fruits de mer jusqu’aux pièces automobiles, d’éviter les nouveaux tarifs douaniers qui entreront en vigueur lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne.

La porte-parole de la ministre de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international, Mary Ng, soutient que le gouvernement fédéral travaille fort pour en arriver à un accord provisoire avec les Britanniques.

Il est question d’«assurer une continuité, prévisibilité et stabilité pour les entreprises et exportateurs canadiens ainsi que leurs employés» et le temps presse, a affirmé Youmy Han dans une déclaration à La Presse Canadienne.

La décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne après le référendum sur le Brexit signifie que l’Accord économique et commercial global (AECG) ne s’y appliquera plus à la fin de l’année.

Les négociateurs canadiens cherchent à conclure un accord de transition fondé sur l’AECG qui serait implanté sur une base intérimaire, a précisé Mme Han.

Le ministère britannique du commerce international, de son côté, se dit engagé à trouver une entente avec le Canada avant la fin de la période de transition du Brexit. Les négociations sont avancées et progressent bien, selon un porte-parole.

Un accord protégerait les rapports commerciaux évalués à 33 milliards de dollars entre les deux pays, apporterait une certaine stabilité aux exportateurs britanniques et servirait de «tremplin vers une relation commerciale approfondie avec le Canada à l’avenir», peut-on lire dans sa déclaration.

Le directeur des politiques du Conseil canadien des affaires, Trevor Kennedy, signale que si un nouvel accord n’est pas conclu avec ce partenaire commercial clé en Europe, les entreprises canadiennes perdront l’accès au marché qu’elles avaient obtenu grâce à l’AECG.

Le Japon et la Corée du Sud ont déjà reconduit leurs anciens accords commerciaux avec le Royaume-Uni, tandis que l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis travaillent sur de nouvelles ententes, a indiqué M. Kennedy plus tôt cette semaine devant le comité du commerce international de la Chambre des communes.

Le directeur principal des politiques internationales à la Chambre de commerce du Canada, Mark Agnew, estime que, sans un nouvel accord bilatéral, des tarifs d’au moins 10 % entreraient en vigueur le 1er janvier 2021 sur les exportations canadiennes telles que le homard, le b?uf et les automobiles.