Pour s’en sortir pendant les mois difficiles, la boutique Timôme et merveilles dans Limoilou offre des rabais. La propriétaire, Françoise Travet, a mis la boutique en vente, mais elle est aussi ouverte à des partenariats.
Pour s’en sortir pendant les mois difficiles, la boutique Timôme et merveilles dans Limoilou offre des rabais. La propriétaire, Françoise Travet, a mis la boutique en vente, mais elle est aussi ouverte à des partenariats.

Boutique Timôme et merveilles: un dernier combat pour rester ouvert

La neige, le froid, la vente en ligne… Tout un mélange qui rend la vie difficile pour les commerces locaux pendant l’hiver. La boutique Timôme et merveilles dans Limoilou tente un ultime combat pour éviter la fermeture, 30 % sur tout en magasin jusqu'au 30 janvier.

La boutique pour enfants située sur la 3e Avenue affiche plusieurs rabais. La raison? Elle espère que ça attirera plus d’acheteurs, afin d’augmenter les revenus de plus en plus faibles.

«Ouvrir une boutique sans argent [le minimum] et sans conjoint, cela est possible, la preuve, mais extrêmement difficile. Cela fait maintenant plus de 13 ans que je tiens le coup et que je me bats pour garder la boutique ouverte, malgré la concurrence.

«Janvier et février sont les pires mois pour les commerçants, principalement les commerces de quartier. Cette année, je ne sais pas si je vais les passer. Mais je m’accroche toujours, c’est pour cela que je vous propose cette grosse vente, qui j’espère pourra m’aider à rester ouverte et continuer à vous proposer de super produits», écrit la propriétaire Françoise Travet sur son site Web.

L’histoire de la femme d’affaires n’est pas commune. Arrivée au Québec avec son fils il y a 16 ans, elle avait additionné les emplois, son diplôme de puériculture n’étant pas valide dans la province. Elle avait le désir d’ouvrir sa propre boutique pour enfants… Elle a réussi. Avec très peu d’argent, ajoute-t-on. 

Ce n’est donc pas le premier obstacle à se barrer sur sa route, n’empêche que cette fois elle a besoin d’aide.

«Je m’accroche depuis 13 ans et j’espère toujours. Je tiens le coup. Cette grosse vente c’est pour payer les taxes et le loyer. La visibilité manque, ceux qui ont plus d’argent peuvent se faire connaître. Les gens du quartier veulent que je reste... mais ils ne sont pas assez conscients des problèmes des boutiques de quartier. C’est dommage. On parle beaucoup des restaurants qui ont des problèmes, mais les boutiques aussi», ajoute Mme Travet, en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Pour l’instant, Mme Travet a choisi de ne pas fermer boutique, mais l’endroit est officiellement à vendre.

Sur son site Web, elle ajoute que si des personnes sont intéressées par l’achat de la boutique, elles peuvent la contacter. La commerçante est aussi ouverte pour toute demande de partenariats.