Bombardier avait décroché en 2010 un contrat de 2,12 milliards $ auprès des Chemins de fer fédéraux suisses pour la livraison de 59 rames de trains. Le contrat a toutefois été marqué par les retards, puisque les premières livraisons n’ont eu lieu que l’an dernier. Cela avait notamment incité Bombardier à offrir trois rames supplémentaires à son client en 2014 en guise de dédommagement.

Bombardier a toujours des problèmes en Suisse

Les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) et Bombardier signalent qu’il faudra patienter avant que les livraisons puissent reprendre dans le cadre d’un important contrat qui prend une tournure politique en Suisse.

En marge d’une rencontre avec la commission des transports du Conseil national, l’entreprise ferroviaire et la multinationale québécoise ont présenté lundi des excuses pour leur incapacité d’offrir aux usagers des trains qui répondent aux attentes.

«Il faudra encore du temps jusqu’à ce que ce train réponde en tous points aux attentes élevées de la clientèle suisse», ont fait valoir les CFF et Bombardier dans une déclaration commune.

L’entrée en service des 12 premières rames, en décembre, a été marquée par des problèmes entourant les portes des trains, leur fiabilité ainsi que pour le confort des passagers, ce qui avait valu des critiques à la société québécoise.

Arrêt des livraisons

Évoquant des problèmes de logiciels et des pépins liés au système de porte, l’entreprise helvète a décidé de cesser d’accepter les nouveaux trains livrés par Bombardier le 22 janvier.

Préoccupée par les retards, la commission des transports du Conseil national a exhorté les deux partenaires à trouver rapidement des solutions.

Bombardier avait décroché en 2010 un contrat de 2,12 milliards $ auprès des CFF pour la livraison de 59 rames de trains. Le contrat a toutefois été marqué par les retards, puisque les premières livraisons n’ont eu lieu que l’an dernier. Cela avait notamment incité Bombardier à offrir trois rames supplémentaires à son client en 2014 en guise de dédommagement.

«Il y a encore des questions d’ordre commercial en suspens, ont indiqué les deux parties. Nous les tirerons au clair ultérieurement.»

Interrogé au cours d’un entretien téléphonique, un porte-parole de Bombardier, Thomas Schmidt, n’a pas voulu s’avancer sur un échéancier en ce qui a trait à la reprise des livraisons. L’entreprise pourrait faire l’objet de pénalités en raison des retards.

Les CFF font partie des sociétés de transport ayant refusé des livraisons de la part de la compagnie québécoise. Des situations similaires sont survenues en France ainsi qu’à New York.