Aux yeux de l'UMQ, le conflit sur le bois d'oeuvre s'enlise. L'organisation souligne que l'économie de plus de 220 municipalités québécoises est directement liée au secteur forestier.

Bois d'oeuvre: malgré les sanctions, Trudeau veut toujours une entente

En dépit d'une nouvelle mesure punitive imposée sur les exportations canadiennes de bois d'oeuvre, Ottawa continuera de travailler avec Washington pour tenter de trouver une entente, affirme le premier ministre Justin Trudeau.
À Ottawa, mardi, M. Trudeau a rappelé que le Canada avait toujours obtenu gain de cause devant les tribunaux commerciaux lors des dernières disputes sur le bois d'oeuvre avec les États-Unis.
Le premier ministre a ajouté qu'il s'attendait à un dénouement similaire si les deux pays doivent emprunter la voie juridique pour régler le litige actuel.
Lundi, le département américain du Commerce a annoncé un droit antidumping préliminaire de 6,87 % sur les exportations canadiennes de bois de sciage, qui sont frappées d'une taxe frontalière d'environ 27 %.
Cette mesure punitive chevauchera le droit compensatoire de 19,88 % annoncé en avril dernier et qui sera en vigueur jusqu'à la fin du mois d'août.
Depuis avril, Produits forestiers Résolu (TSX:RFP) a réduit le nombre d'heures de travail dans sept de ses scieries en plus de retarder le début d'activités en forêt, ce qui a touché 1282 travailleurs.
Qualifiant la plus récente décision du département du Commerce de «tuile additionnelle», le syndicat Unifor, qui représente quelque 13 500 travailleurs dans le secteur forestier, n'anticipe pas d'autres mises à pied à court terme dans l'industrie.
Son directeur québécois, Renaud Gagné, estime toutefois que le portrait pourrait changer à compter de l'automne, lorsque les autorités américaines prendront des décisions définitives à l'égard des droits punitifs sur le bois d'oeuvre.