Le ministre québécois de l'Emploi et de la Solidarité, François Blais

Blais souhaite une contestation des droits compensatoires

Le ministre québécois de l'Emploi et de la Solidarité, François Blais, souhaite voir le Canada contester devant les tribunaux internationaux les droits compensatoires de 6,87 % imposés par le gouvernement américain à l'industrie canadienne du bois d'oeuvre.
«C'est une lutte à finir qui date de plusieurs années, c'est un cycle», a commenté le ministre en marge d'une conférence de presse de Moisson Québec. «Et à toutes les fois qu'il y a eu cette bataille-là, toutes les fois le Québec a gagné. Je suis certain qu'on va encore gagner», a déclaré le ministre, qui aimerait donc voir le gouvernement canadien amener de nouveau le dossier devant les tribunaux internationaux.
Dans les faits, le conflit du bois d'oeuvre perdure depuis près de 40 ans entre le Canada et les États-Unis, qui l'accusent de subventionner injustement les entreprises canadiennes via des droits de coupe trop peu élevés.
La dernière ronde du conflit remonte à 2001 alors que les États-Unis ont imposé des droits compensatoires de 27,22 % sur le bois d'oeuvre et des droits antidumping variant entre 2 et 16 %. L'Organisation mondiale du commerce avait alors effectivement donné raison au Canada l'année suivante.
«Ce qui compte présentement, c'est de protéger l'industrie. Nous avons déjà amorcé une politique de prêt pour l'industrie. Nous voulons la soutenir au niveau des emplois, mais aussi de la formation des travailleurs. Nous, on est derrière l'industrie depuis longtemps», a déclaré le ministre, qui estime que le Québec est «du bon côté de l'histoire» dans ce dossier.
«Les prêts, ça existe même aux États-Unis. L'enjeu, c'est de faire en sorte que notre modèle d'affaires, la façon dont nous gérons la forêt publique au Québec, soit reconnu aux États-Unis.»
François Blais souhaiterait une nouvelle entente entre les deux pays sur cette épineuse question. «Ce que j'entends entre les branches, c'est que le poids est assez lourd du côté de la Colombie-Britannique, mais du côté du Québec, j'entends des choses assez positives. J'espère qu'il va y avoir un arrangement. Mais je vous rappelle qu'à chaque fois qu'on est allés devant les tribunaux internationaux, à chaque fois on a gagné. Il faut faire cette bataille-là.»