L'usine de Kingsport au Tennessee, la septième du groupe Biscuits Leclerc, sera dotée d'une toute nouvelle ligne de production pour la fabrication de barres sans gluten.

Biscuits Leclerc s'offre une nouvelle usine aux États-Unis

Le Groupe Biscuits Leclerc s'offre une usine dans la ville de Kingsport, au Tennessee. L'établissement, dont la facture pour l'acquisition et la modernisation s'élèvera à 50 millions $ sur une période de cinq ans, sera consacré à la fabrication de produits sans gluten.
Il s'agit d'une deuxième usine dans ce secteur pour la compagnie québécoise fondée en 1905, dont le siège social est basé dans le parc industriel François Leclerc à Saint-Augustin-de-Desmaures. Le nouvel établissement, d'une superficie de 110 000 pieds carrés, commencera ses activités dès avril. Une centaine d'emplois seront créés au cours des trois prochaines années. 
«Cette acquisition répond à notre vision d'affaires et à notre stratégie de développement. Cette usine fabriquera exclusivement des produits certifiés sans gluten qui nous permettront de répondre à des besoins spécifiques de notre clientèle», indique Denis Leclerc, président de Groupe Biscuits Leclerc. «Nous avions déjà une usine pour des produits sans gluten au Canada. Elle était toutefois pleine et la demande continuait d'augmenter, surtout du côté du marché des États-Unis», poursuit-il, précisant qu'une partie de l'une de ses usines - environ 30 000 pieds carrés - dans la région de Québec a été transformée en 2015 afin de permettre la fabrication des produits sans gluten.
L'usine de Kingsport, la septième du groupe, sera dotée d'une toute nouvelle ligne de production pour la fabrication de barres sans gluten. 
Selon le grand patron, ce marché est une industrie porteuse qui représente des milliards de dollars seulement au pays de l'Oncle Sam. Il estime d'ailleurs que cette acquisition représente «un potentiel de croissance important» qui permettra à l'entreprise d'augmenter son chiffre d'affaires, qui a atteint près de 440 millions $ en 2016 à 525 millions $ d'ici la fin de l'année 2017.
«Même si c'est un marché qui est encore considéré comme niche, [...] on voit que le sans gluten est en train de devenir un produit de consommation normal. La demande est de plus en plus importante chaque jour», note M. Leclerc.
Forte demande
Le président explique sa décision d'acquérir une usine aux États-Unis, au lieu du Canada, en raison de la proximité avec son autre établissement à Kingsport et également à cause de la forte demande pour ce type de produits chez nos voisins du sud. En 2010, l'entreprise avait procédé à l'achat d'une première usine au Tennessee afin d'augmenter sa production du côté américain. Le nouvel établissement est situé à quelques jets de pierres des installations actuelles.
«Nous avions besoin de produire très rapidement afin de fournir à la demande. Et je n'ai plus de capacité de prendre de l'expansion dans mes deux usines au Québec. Il fallait s'installer très près d'une usine existante pour sauver du temps. Cela nous permet d'utiliser le management en place pour démarrer. Nos choix étaient alors la Pennsylvanie, le Tennessee ou l'Arizona. Il y avait une bâtisse disponible au Tennessee, la décision n'a pas été difficile», explique l'homme d'affaires, dont la compagnie exporte ses produits dans 28 pays. 
Cette dernière acquisition comprend également l'achat d'une vingtaine d'acres de terrains. «Il y a beaucoup de possibilités pour des agrandissements», dit celui qui a encore plusieurs projets sur sa table à dessin.
Pour le printemps 2018, Biscuits Leclerc vise notamment l'ouverture d'une première usine en Europe. Pour l'heure, M. Leclerc refuse de préciser l'endroit où se trouveront les nouvelles installations soulignant être toujours en pourparlers avec des entreprises afin de procéder par acquisition.
«On va être en opération au printemps 2018. Cela va être une usine de plus de 100 000 pieds carrés plus standards avec une production sans OGM», se contente de dire le président, à la tête d'une compagnie de 1000 employés. 
La dernière année s'est avérée faste pour la compagnie qui brasse des affaires à 60 % aux États-Unis, 30 % au Canada et environ 10 % en Europe. Elle a entre autres agrandi de 80 000 pieds carrés son usine de Hawkesbury, en Ontario, et embauché une vingtaine de travailleurs. Les usines de Saint-Augustin-de-Desmaures n'ont pas été en reste. Elles ont également été modernisées et une centaine d'emplois ont été créés.