Birks présentera dès cette semaine à son magasin de Place Ste-Foy, sur le boulevard Laurier, les 200 premiers diamants du Québec. 

Birks: faire connaître le diamant du Québec

Le bijoutier Birks prévoit accroître sa présence au pays de Donald Trump et veut conquérir de nouveaux marchés à l'étranger au cours des prochains mois. Mais avant tout, la société souhaite faire connaître les diamants québécois au reste du Canada.
L'Asie, le Moyen-Orient, les États-Unis et l'Europe sont entre autres dans la mire de la compagnie mont­réalaise qui présentera dès cette semaine à son magasin de Place Ste-Foy, sur le boulevard Laurier, les 200 premiers diamants du Québec. Ce lot est d'une valeur d'environ 1,5 million $. 
Depuis plusieurs mois, le Groupe Birks, qui mise exclusivement sur des diamants canadiens pour ses bagues de fiançailles, multiplie ses efforts afin d'augmenter ses parts de marchés à travers le pays et à l'international. D'ailleurs, la Vice-présidente, Marque Birks et chef de la direction Marketing, Eva Hartling, était de passage à Las Vegas lundi pour assister à l'un des plus importants rassemblements de l'industrie. Elle espérait profiter de cette occasion pour signer de nouveaux partenariats d'affaires.
«La bonne nouvelle, c'est que les gens se marient encore. Nos ventes de bagues de fiançailles continuent d'augmenter dans certains cas. Cette tradition nord-américaine du mariage est toujours la norme aujourd'hui et de plus en plus de cultures utilisent le diamant pour se fiancer. Ce qui n'était pas le cas avant», avance-t-elle, lors d'une entrevue téléphonique avec Le Soleil. 
«Marque internationale»
Après quelques années financières plus difficiles, qui ont notamment forcé l'entreprise à restructurer son réseau, le Groupe Birks, propriétaire aussi de la bannière Mayors au sud de la frontière canadienne, mise dorénavant sur le développement de partenariats avec d'autres bijoutiers renommés pour renflouer ses coffres, développer de nouveaux marchés et consolider sa présence en Amérique du Nord. Pour son année financière 2016, la société a enregistré un chiffre d'affaires de 286 millions $U  (385 millions $), une diminution de 16 millions $US (21,5 millions $) par rapport à 2015. 
«Birks s'est fixé comme objectif de devenir une marque de joaillerie internationale. Depuis environ un an, nous avons commencé une démarche de vente en gros, c'est-à-dire offrir nos produits chez d'autres détaillants», avance Mme Hartling, prudente dans ses réponses, le Groupe Birks étant enregistré à la Bourse de New York. La porte-parole refuse pour le moment de dévoiler le nom des futurs partenaires.
«Ce projet est en développement, on ne peut pas encore annoncer avec qui on travaille. On va le faire sous peu», affirme-t-elle. «Pour l'instant, ce que l'on peut dire, c'est que les collections Birks sont vendues chez trois autres joailliers au Canada, mais que le recrutement continue et des annonces pourraient avoir lieu d'ici la fin de l'année. On veut vraiment faire croître la marque», poursuit la vice-présidente, n'écartant pas la possibilité de vendre un jour les diamants produits au Québec à l'international.
D'ailleurs, pour ces diamants, ils proviennent de la mine de diamant Renard, propriété de Stornoway Diamond Corporation. Ce site est situé à 250 kilomètres au nord de la communauté crie de Mistissini et à 350 kilomètres au nord de Chibougamau, dans la région de la Baie-James. Il s'agit de la première mine dédiée à l'extraction de ces pierres précieuses en sol québécois.
«Dans les diamants québécois les plus dispendieux, nous avons un duo de pierres d'environ cinq carats pour chaque bijou. La paire vaut près d'un million de dollars. [...] C'est très rare qu'un joaillier peut dire qu'il vend des bijoux de l'endroit d'où il vient», conclut fièrement Mme Hartling. 
Les diamants seront disponibles du 7 au 19 juin. Une micro gravure, représentant la feuille d'érable et la fleur de lys, symboles du Canada et du Québec, orne chaque pierre.
Fondé en 1879, le Groupe Birks détient aujourd'hui 44 magasins, dont 18 en Floride et en Géorgie, aux États-Unis. L'entreprise emploie 528 travailleurs.
À la Bourse de New York, le titre du Groupe Birks (NYSE : BGI) a clôturé lundi à 1,41 $ en baisse de 2,25 ¢, ou 1,57 %.