«Il y a des nuages. Il y a des défis», a déclaré le ministre Morneau, qui était de passage à Montréal.

Bill Morneau reconnaît que des nuages assombrissent les discussions commerciales

MONTRÉAL — Le ministre des Finances, Bill Morneau, reconnaît que des «nuages» flottent au-dessus de diverses négociations commerciales, alors que le Canada peine à obtenir le retrait de tarifs américains et que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine perdure.

Le nouveau pacte de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, connu sous l’acronyme ACEUM, doit encore être ratifié. La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a prévenu plus tôt cette semaine que l’appui du Canada à cet accord pourrait dépendre du retrait des tarifs américains sur l’acier et l’aluminium canadiens.

Le Mexique, aussi touché par d’importants tarifs sur le métal, a déjà indiqué que tant que ces droits ne seront pas levés, il se contenterait du statu quo de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

«Il y a des nuages. Il y a des défis», a déclaré le ministre Morneau, qui était de passage à Montréal.

«Nous voyons les reportages dans les journaux et cela semble compliqué. J’ai appris que la politique peut être compliquée. J’ai une expérience personnelle avec cela, a-t-il ajouté. La saucisse est en cours de fabrication, ils n’ont tout simplement pas encore le boîtier de la saucisse.»

M. Morneau a assuré que le gouvernement Trudeau plaidait chaque semaine pour lever les tarifs douaniers sur les importations d’acier et d’aluminium à destination des États-Unis. Ces tarifs avait été imposés pour la première fois par l’administration Trump en juin et Ottawa avait riposté en annonçant des milliards de dollars de tarifs sur des biens américains.

Le ministre a indiqué qu’il était «prudemment optimiste» de voir la nouvelle entente ratifiée dans un «avenir pas trop lointain».

Il a ajouté qu’une vague croissante de suspicion vis-à-vis de la mondialisation poussait les politiciens à se rabattre sur le protectionnisme, ce qui compliquait les négociations de l’ACEUM et celles entre les Américains et les Chinois.

M. Morneau a aussi confirmé qu’il n’avait pas l’intention de procéder à une révision du code fiscal dans l’immédiat, notamment en raison de l’élection fédérale prévue cet automne.