Bikini Village se place à l'abri de ses créanciers

En difficulté financière, Groupe Bikini Village (TSX:GBV) s'est placé à l'abri de ses créanciers afin d'avoir le temps nécessaire pour mettre une restructuration visant à redresser son bilan financier.
Ultimement, l'entreprise établie à Sainte-Julie, en banlieue de Montréal, aimerait attirer un éventuel partenaire ou un acheteur, a expliqué son président exécutif du conseil, Jocelyn Dumas, au cours d'un entretien téléphonique.
La firme PricewaterhouseCoopers aidera ainsi le détaillant de maillots de bain à élaborer une proposition à ses créanciers, en vertu de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.
S'il n'a pas dévoilé la stratégie de Bikini Village, M. Dumas a cependant affirmé que «tout était sur la table» et n'a pas écarté que l'entreprise - qui exploite 52 boutiques et emploie environ 400 personnes - puisse fermer certaines succursales.
Autre coup dur
Il s'agit d'un autre coup dur dans le secteur de la vente au détail de vêtements, qui a récemment vu les boutiques Jacob, Smart Set, Mexx Canada et Parasuco jeter l'éponge et mettre fin à leurs activités.
Contrairement à ces détaillants, M. Dumas croit que Bikini Village est en mesure de relancer ses ventes, notamment parce que l'entreprise se spécialise dans un créneau, soit celui des maillots de bain.
À l'automne, la société avait continué à creuser sa perte, qui était de 2,76 millions$, ou 1,45$ par action, par rapport à 2,18 million$, ou 1,14$ par action, à la même période en 2013.
L'action de Bikini Village, qui s'échangeait aux alentours de 6,50$ à l'automne 2012, ne valait que 46 cents, mardi, en mi-journée, à la Bourse de Toronto.
En poste depuis le mois de juillet, M. Dumas a recruté l'été dernier Isabelle Grisé comme présidente et chef de la direction de Bikini Village. Mme Grisé, qui était auparavant à la tête de Fruits et Passion, a également passé 17 ans à La Senza.