Le Jardin zoologique de Québec avant sa fermeture.

«Bientôt» un appel d'offres pour la relance du zoo, affirme Maltais

Québec publiera «bientôt» un appel de projets pour que tous les promoteurs voulant développer le site du défunt Jardin zoologique de Québec sortent de l'ombre.
«Il va y avoir bientôt l'appel d'offres», a confirmé, mardi, la ministre responsable de la Capitale-Nationale, Agnès Maltais. «Ça va très bien de ce côté-là. On est dans l'échéancier qui avait été rendu public.»
Depuis la fermeture en 2006, quelques grands desseins ont été évoqués pour le vaste terrain de l'arrondissement de Charlesbourg, dont une école d'horticulture. Mais tous ont été enterrés.
Aussi, derrière les portes closes des officines gouvernementales, des lobbyistes ont rencontré la ministre afin de promouvoir d'autres plans de relance. «Il y a des gens qui ont des projets qui étaient venus me voir individuellement», rapporte Mme Maltais. «Mais je pense qu'il faut que ça passe par un appel d'offres public pour que les gens aient la chance de présenter des projets.»
Mi-octobre, Québec avait donc annoncé que la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) et la Commission de la capitale nationale devenaient propriétaires de la dépouille du zoo. Et qu'ils chapeauteraient un «comité de mise en valeur» chargé de sélectionner la meilleure solution pour le ranimer.
Une condition, toutefois : le dossier qui sera choisi devra garantir l'accès au public, être rentable et générer des retombées économiques, touristiques. Si l'échéancier est vraiment respecté, le gagnant devrait être couronné avant la fin de l'année pour que les travaux débutent en 2015.
Le président-directeur général de la SEPAQ, Raymond Desjardins, a admis que le zoo a coûté aux contribuables «environ 14 millions $» en taxes et frais d'entretien depuis que la clef a été mise sous la porte.
Le site couvre 41 hectares. En hiver, il accueille l'Hôtel de Glace.