L’un des deux bateaux passeurs de la Société des traversiers du Québec (STQ) reliant Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine en construction au Chantier Davie.

Bientôt la fin de la saga des traversiers

La saga des deux traversiers reliant Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine pourrait trouver «prochainement» un dénouement.

«Nous souhaitons régler le dossier cette année», affirme le porte-parole de Chantier Davie, Frédérik Boisvert.

«Les discussions vont très bien. Elles sont très productives. Nous nous attendons à faire une annonce prochainement en compagnie du gouvernement du Québec», a-t-il poursuivi. «Nous avons négocié serré. Le gouvernement a négocié serré. Nous sommes très proches d’un règlement qui sera favorable pour les deux parties.»

Au cabinet de la ministre de l’Économie, de la Science et de la Technologie, Dominique Anglade, l’attachée de presse Gabrielle Tellier affirme «que les discussions se poursuivent, mais qu’aucune annonce n’est prévue pour l’instant.»

Les contribuables sauront donc bientôt combien coûtera la construction des deux bateaux passeurs de la Société des traversiers du Québec. 

À l’origine, la facture devait s’élever à 120 millions. Elle a grimpé, ensuite, à 125 millions $. Le dernier chiffre qui circule tourne aux alentours de 250 millions $.

Le porte-parole du constructeur naval refuse d’avancer un montant exact.

Il assure, toutefois, que le coût final — lorsqu’il sera approuvé — sera «compétitif».

«Il se comparera avantageusement au coût des traversiers de haut niveau technologique fonctionnant au gaz naturel liquéfié construits sur le marché international», assure Frédérik Boisvert en rappelant qu’au moment de l’attribution sans appel d’offres du contrat à Davie, en 2011, pour la construction de deux traversiers, «le prix [NDLR : 120 millions $] n’avait jamais pris en compte les caractéristiques techniques qui étaient exigées dans le contrat».

Ce qui expliquerait la hausse vertigineuse des coûts. 

À l’époque, Davie n’avait pas de propriétaire. Un consortium formé par la firme italienne Fincantieri et DRS Canada négociait alors l’achat du chantier. Afin de pouvoir se qualifier en vue d’espérer décrocher des contrats du programme de construction navale du gouvernement fédéral, l’entreprise devait obligatoirement avoir dans son carnet de commandes un contrat pour la construction d’un navire de 1000 tonnes. 

L’octroi du contrat des deux traversiers par le gouvernement du Québec permettait à Davie de répondre à l’une des conditions imposées par Ottawa. En bout de course, Davie n’obtiendra rien de la manne fédérale.

Normalement, les deux nouveaux bateaux passeurs devraient quitter le chantier de Lévis quelque part en 2018.