Selon l’Institut du Québec, pas moins de 177 500 emplois ont été créés en deux ans au Québec. Le taux de chômage, pour sa part, affiche un «plancher historique» de 4,9 %.

Beaucoup de postes à pourvoir et peu de chômeurs

Depuis un an, le nombre de postes à pourvoir a augmenté de 30 % au Québec.

Pendant ce temps, le nombre de chômeurs a enregistré une baisse de 25 % dans la Belle Province.

En effet, le nombre de chômeurs a chuté, passant de 294 000 à 222 000 en 2017, selon l’Institut du Québec qui publiait, lundi, le bilan de l’emploi au Québec au cours de la dernière année.

L’Institut du Québec rappelle qu’à la fin de la récession de 2007-2008, il y avait 377 000 chômeurs au Québec.

«Il faut remonter au mois de mars 1976, soit la première année au cours de laquelle l’Enquête sur la population active de Statistique Canada a été réalisée, pour atteindre ce creux de 222 000», signale le bilan effectué par l’organisme indépendant qui étudie les enjeux économiques auxquels le Québec fait face.

«Il y a 30 % de moins de chômeurs de longue durée, c’est-à-dire de chômeurs se cherchant un emploi depuis plus de 26 semaines. En chiffres absolus, il n’y en a jamais eu aussi peu.»

Le pourcentage des chômeurs sans emploi depuis plus de six mois se situe à 18 %, «ce qui est inférieur à la moyenne de 20 % depuis 2010.»

Quant au nombre des postes que les employeurs doivent pourvoir, l’Institut en dénombrait pas moins de 90 000 à la fin du troisième trimestre de 2017. «Ce qui représente une hausse de 30 % depuis un an», fait-on remarquer.

Selon l’Institut du Québec, pas moins de 177 500 emplois ont été créés en deux ans au Québec. Le taux de chômage, pour sa part, affiche un «plancher historique» de 4,9 %. Il indiquait 6,5 % en décembre 2016. «Le Québec connaît une importante effervescence de son marché du travail.»

Le taux d’emploi chez les 25 à 54 ans atteint près de 85 %. Un «sommet inégalé» qui témoigne du vieillissement de la main-d’œuvre active. 

Et d’ajouter l’Institut du Québec, «pour une quatrième année consécutive, la majorité des emplois créés étaient à temps plein.»

L’organisme note également qu’il y a eu croissance de l’emploi dans les secteurs considérés comme bien rémunérés, soit les secteurs qui globalement payent des salaires moyens plus élevés que la moyenne québécoise.

Il fait aussi état d’une diminution du travail à temps partiel involontaire.