Beauce: Sigma créera 50 emplois

Le transfert d'une unité de production chez Sigma Industries va créer 50 nouveaux emplois dans les usines de sa division René Matériaux Composites de Saint-Éphrem-de-Beauce et de Sainte-Clothilde-de-Beauce.
Sigma Industries a annoncé lundi qu'elle allait déménager au Québec la production de pièces en composite fabriquées jusqu'à présent à son usine située dans l'État de l'Ohio, aux États-Unis. Sigma fermera par la suite son usine américaine. Ces pièces de composite sont destinées à l'industrie du camion lourd.
«Le transfert des activités se déroulera de façon progressive au printemps. Sigma est fière de créer de nouveaux emplois dans un secteur porteur d'avenir», a fait savoir lundi le président et chef de la direction de Sigma Industries, Denis Bertrand.
Sigma Industries estime la valeur de cette production transférée en sol québécois à près de 8 millions $ sur une base annuelle. Cette décision devrait ainsi créer 50 emplois directs dans ses usines et 15 autres indirects, a signalé M. Bertrand.
Sigma Industries entend se spécialiser davantage dans la production de composants en utilisant le procédé de fabrication à moule fermé. Cette décision lui permettra de produire des pièces en composite de plus grande qualité tout en réduisant le temps de fabrication et les pertes de matériel.
Impact du dollar
Plusieurs économistes sont d'avis que la faiblesse du huard pourrait pousser un nombre important d'entreprises canadiennes à rapatrier une partie de leur production au pays au cours des prochains mois.
Lundi, le dollar canadien a terminé la séance près des 90,5 ¢US. Il y a à peine 24 mois, le dollar canadien s'échangeait à parité avec le billet de l'oncle Sam.
«Pour certaines entreprises, une différence d'écart de 10 ¢ sur la devise peut faire toute la différence», a rappelé lundi l'économiste Benoît P. Durocher du Mouvement Desjardins.
Selon ce dernier, peu importe si les entreprises québécoises choisissent en priorité de rapatrier leur production, d'innover ou encore de s'insérer dans les chaînes d'approvisionnement nord-américaines, il leur faudra de toute façon investir temps et argent pour hausser leur productivité. Le nerf de la guerre.
Entre 2001 et 2013, le secteur manufacturier québécois a subi une véritable saignée, en encaissant une perte de 160 000 emplois salariés.
Le Mouvement Desjardins est d'avis que le rapatriement de la production pourrait assurément profiter au secteur manufacturier québécois. «Cependant, il faut reconnaître que la pérennité de l'industrie manufacturière repose aussi sur l'innovation et les gains de productivité», a précisé M. Durocher.
Lundi, à la Bourse de Toronto, le titre de Sigma Industries (TSXV : SSG) a terminé la séance stable à 4 ¢.