Volkswagen sera de retour dans le paysage routier iranien.

Volks va faire son retour en Iran après 17 ans d'absence

Le géant allemand de l'automobile Volkswagen a annoncé mardi le retour de sa marque éponyme sur le marché iranien après plus de 17 ans d'absence pour cause de sanctions internationales, désormais partiellement levées, contre l'État islamique.
Le numéro un mondial de l'automobile, propriétaire des marques VW, Porsche, Skoda ou encore Seat, a conclu un accord avec la société locale Mammut Khodro prévoyant «dans un premier temps l'importation de Volkswagen des modèles Tiguan et Passat», précise le groupe dans un communiqué.
Mammut Khodro importe déjà la marque de camion Scania, également aux mains du groupe de Wolfsburg.
Les relations commerciales entre VW et l'Iran reposent sur une longue tradition, souligne le groupe allemand. «Dès les années 1950, les coccinelles étaient présentes dans le paysage routier» du pays, indique-t-il. Ont suivi les modèles Bulli dans les années 60, puis Gol dans les années 90 avant que Volkswagen ne se retire complètement du marché en 2000.
Le gouvernement iranien évalue le marché global des nouvelles immatriculations dans le pays à quelque 3 millions par an, à moyen long terme, selon Volkswagen, contre un peu plus de 1 million d'unités actuellement.
L'annonce intervient au lendemain de la signature par le groupe pétrolier Total d'un accord de près de 5 milliards de dollars pour développer un important champ gazier en Iran.
Le français est ainsi devenu la première compagnie occidentale du secteur à retourner en Iran, à un moment de hautes tensions liées à la position hostile du président américain Donald Trump, qui dénonce régulièrement l'accord nucléaire conclu entre l'Iran et les grandes puissances, dont les États-Unis.
Une partie des sanctions économiques contre l'Iran ont été levées en janvier 2016, à la suite de cet accord signé en 2015 avec, outre les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne.
L'accord a ouvert la voie aux investissements étrangers dont l'économie iranienne a grand besoin. D'autres constructeurs automobiles internationaux ont déjà repris des relations commerciales avec l'Iran, comme les Français PSA et Renault.