Le virage familial du salon, pris il y a trois ans, a été facilité cette année par l'espace supplémentaire dont disposait le Salon, qui se déroulait dans deux pavillons: de la Jeunesse et du Centre de foires.

Virage familial payant pour le Salon de l'auto

Les amateurs de voiture ont été nombreux à se déplacer cette fin de semaine pour le Salon de l'auto de Québec. Au total, 70 266 visiteurs ont franchi les tourniquets, soit 4 % de plus que l'an dernier. Un succès que l'organisation attribue notamment au virage familial.
«On a connu une hausse de près de 20 % aujourd'hui, pour la journée familiale», se réjouit Charles Drouin, directeur du Salon de l'auto.
Le virage, pris il y a trois ans, a été facilité cette année par l'espace supplémentaire dont disposait le Salon, qui se déroulait dans deux pavillons: de la Jeunesse et du Centre de foires. «Ça nous prenait de l'espace pour avoir des attractions et des activités, dont, entre autres, la Zone cinéma.»
Dans cette zone trônait le Landspeeder - véhicule de Luke Skywalker dans la première trilogie Star Wars - qui, selon les dires du directeur du Salon, a fait courir les enfants dimanche matin.
«On voit beaucoup de poussettes, d'enfants et de femmes», remarque-t-il. Ces dernières sont d'ailleurs de plus en plus nombreuses. «Bon an mal an, les femmes représentent environ 25 % des visiteurs, mais cette année c'est plus important.» Ce public, croit-il, ne doit pas être sous-estimé des manufacturiers, puisqu'il joue un rôle très important dans les décisions d'achat.
Près de 36 % des visiteurs viennent au Salon en prévision de l'achat d'une voiture. Aucune vente n'est conclue au Salon, mais, pour les consommateurs, l'occasion est belle d'essayer et de comparer les modèles.
Plusieurs étaient toutefois inaccessibles à la très grande majorité des bourses. Notamment une Jaguar dont il n'existe que 250 exemplaires dans le monde, et une Bugatti Veyron de plus de deux millions de dollars qui peut atteindre une vitesse de 450 km/h.
Autos électriques
Signe des temps et d'une préoccupation environnementale, les voitures électriques ont suscité l'intérêt des visiteurs. Près de 1200 personnes en ont fait l'essai pendant le Salon, qui présentait 16 modèles. Cependant, selon Charles Drouin, cette curiosité ne signifie pas que les consommateurs se jetteront sur ces modèles au moment de l'achat. Pour le moment, l'autonomie des voitures et leurs prix jouent encore beaucoup sur la décision d'achat.
«Les manufacturiers sont prêts, mais il va falloir que le public soit au rendez-vous», constate-t-il.