Aujourd’hui, les consommateurs ont la possibilité de s’informer davantage sur Internet avant de se présenter dans une salle de montre.

Les consommateurs magasinent leur automobile de façon différente

Au-delà de l’événement annuel, le Salon international de l’auto de Québec (SIAQ) est aussi l’endroit idéal pour voir en un seul endroit tout ce qui est offert sur le marché. Une occasion en or pour les gens qui magasinent leur prochain véhicule.

Cependant, la façon de magasiner son auto a beaucoup changé, observent les acteurs du monde de l’automobile. «Dans la dernière année, les ventes par Internet ont explosé», affirme Charles Drouin, chef de la direction de la Corporation Mobilis et directeur général du SIAQ. «Les façons de vendre des autos changent. Il faut être plus allumés et mieux formés. Les vendeurs passent des cours et des examens, car les gens sont plus informés qu’avant.»

Ventes par Internet
Aujourd’hui, les consommateurs ont la possibilité de s’informer davantage avant de se présenter dans une salle de montre.

«Les clients deviennent de plus en plus indépendants et ils ont changé leur façon de magasiner leur automobile. Avant, ils allaient visiter au moins cinq concessionnaires avant d’acheter. Ils commençaient par chacun des trois constructeurs américains. Ensuite, ils pouvaient raffiner leur choix en visitant trois autres concessionnaires d’une même marque», explique Mathieu Laplante, président de la Corporation Mobilis et du Salon et propriétaire des concessions Capitale Chrysler et Sainte-Foy Chrysler. «Aujourd’hui, les clients consultent leur ordinateur, leur télé intelligente ou leur tablette. Ils vont chez moins de concessionnaires. On a constaté 70 % de moins de walk-in qu’il y a six ou sept ans, mais on vend autant d’autos, sinon plus.»

Chez Sainte-Foy Chrysler, M. Laplante souligne que 85 % des ventes de véhicules d’occasion sont faites par l’entremise d’Internet et 50 % chez Capitale Chrysler. En ce qui concerne les véhicules neufs, ça tourne autour de 45 % pour Sainte-Foy Chrysler et 30 % pour Capitale Chrysler.

«Ici, on a plus de clients qui proviennent des régions qui commandent par le Web. Ils magasinent leur auto par Internet et ils font le voyage à Québec et en font un événement!» ajoute M. Laplante. «On a vendu récemment un camion RAM à un client de Labrador City. On avait photographié le camion et mis la photo en ligne ensuite. Peu de temps après, on a reçu un courriel de ce client.»