Contrairement à Steve Jobs (Apple) et à Jack Dorsey (Twitter), Elon Musk n’a pas fondé Tesla, mais il en a pris le contrôle en 2008.

Le prochain président de Tesla fera face à de lourds défis

WASHINGTON — La tâche s’annonce colossale. Quiconque deviendra le nouveau président de Tesla Motors devra relever un énorme défi: contrôler Elon Musk, le chef de direction charismatique et visionnaire, mais impulsif. Il devra aussi l’aider à réaliser son rêve en transformant Tesla en une entreprise rentable.

M. Musk doit abandonner son poste de président à la suite d’une entente à l’amiable avec la Securities and Exchange Commission (SEC), l’organisme américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers.

Tesla devra aussi nommer deux membres indépendants à son conseil d’administration.

Un conseil plus ferme pourrait exercer une surveillance plus étroite, une mesure attendue depuis longtemps par des experts juridiques et des investisseurs de Tesla.

Un conseil plus puissant pourrait toutefois créer quelques luttes de pouvoir au sein de Tesla. D’autres grands fondateurs d’entreprise, comme Steve Jobs, chez Apple, ou Jack Dorsey, chez Twitter, ont été chassés de leur poste par un conseil d’administration bien en place, même si les deux hommes ont pu finalement revenir au sein de leur entreprise. M. Musk n’a pas fondé Tesla, mais il en a pris le contrôle en 2008.

Tesla n’est pas au bout de ses problèmes.

L’entreprise subit de fortes pressions pour qu’elle présente un bénéfice. Elle dépense en espèces jusqu’à 1 milliard $ tous les trois mois. Elle ne comptait plus que 2,2 milliards $ à la fin de juin.

Selon M. Musk, la société devrait produire 7000 véhicules par semaine pour réaliser un bénéfice. Tesla devrait publier ses statistiques de production au cours de la semaine et ses résultats financiers du trimestre au début du mois de novembre.