Mario Dubuc (au premier plan) et Mike Kakogiannakis, de Dubuc Voiture Super Légère, ont dévoilé vendredi le premier exemplaire du kit car Tomahawk au Salon de l'auto de Montréal.

Le kit car Tomahawk dévoilé au grand jour

Tel qu'annoncé l'automne dernier, Dubuc Voiture Super Légère a dévoilé au grand jour ce matin le premier exemplaire du kit car Tomahawk, conçu et produit entièrement au Québec. Son concepteur, Mario Dubuc, veut simplifier l'assemblage de véhicules dits artisanaux.
Jusqu'à présent, la jeune entreprise de la capitale avait amassé jusqu'à 50 réservations. «Cependant, nous n'avons accepté aucun dépôt [en argent], car le monde du kit car a souvent mauvaise réputation», affirme M. Dubuc, pdg de Dubuc Voiture Super Légère (ou Dubuc SLC pour Super Light Car). «Nous voulions que les gens puissent voir un produit fini avant de pouvoir encaisser un sou», ajoute-t-il, en spécifiant qu'il prend les commandes dès maintenant.
Le Salon de l'auto de Montréal sert effectivement de vitrine pour son concept et M. Dubuc a même invité ses éventuels clients, venant d'aussi loin que de l'Australie, de Dubaï ou des États-Unis et de l'Ontario, de le visiter à son kiosque du Palais des congrès.
Le pdg ne cache pas sa joie, car le projet va au-delà de ses espérances. «Dans notre plan d'affaires, nous avions prévu que nous vendrions 12 véhicules la première année. Là, c'est un tsunami qui nous pousse dans le dos et on va adapter notre production en conséquence.» Cette production commencera par ailleurs le 1er février, et M. Dubuc assure que quatre châssis sont présentement construits dans ses locaux à Québec.
«Simplifier le kit ca
En concevant le Tomahawk, qui a nécessité huit ans de travail et l'élaboration de concepts différents, M. Dubuc voulait rendre simple l'assemblage d'un véhicule. Il prétend qu'un mécanicien averti pourrait prendre 250 heures à assembler un Tomahawk, au lieu des 1500 à 2000 heures de travail que prennent en moyenne les kit cars traditionnels.
«Juste pour la peinture, dans les kit cars traditionnels, les constructeurs amateurs passent des heures juste à sabler et à peinturer leur bolide. Avec nos panneaux en polymère [moulés et vernis par un fabricant de glissades d'eau, donc résistants au soleil], l'acheteur du Tomahawk se sauve déjà de cette étape fastidieuse», assure-t-il.
Pour 19 995 $US, Dubuc SLC vend un châssis en aluminium collé et boulonné, ce qui en fait une structure rigide et très légère. L'exemplaire exposé au Salon de Montréal était doté d'un moteur quatre-cylindres turbo provenant d'une Chevrolet Cobalt 2008 et d'une suspension d'une Corvette C4. Son poids était de 1400 livres ou 635 kilogrammes. Le client peut mettre les composantes mécaniques qu'il souhaite.
À terme, un projet d'assemblage de Tomahawk prêt-à-rouler peut coûter jusqu'à 35 000 $, selon M. Dubuc. Il rappelle que Dubuc SLC ne peut pas vendre un Tomahawk tout assemblé. «Au mieux, nous pouvons leur référer des ateliers mécaniques recommandés, car nous n'avons pas la certification de constructeur automobile délivrée par Transports Canada», ajoute-t-il.
Bolide électrique?
Après avoir sondé le marché de la voiture électrique, M. Dubuc avoue que le tiers de sa demande se tourne vers cette filière. Il confirme que Dubuc SLC est en pourparlers avec un fournisseur, dont l'identité ne pouvait être dévoilée pour le moment.
À Québec en mars
M. Dubuc a confirmé au Soleil que le Tomahawk sera exposé au Salon de l'auto de Québec, du 4 au 9 mars. En attendant, il est toujours possible de le voir de près au Salon de Montréal, jusqu'au dimanche 26 janvier, au Palais des congrès.