Les comédiens Jason Roy Léveillée et Mirianne Brûlé seront les invités du 10e et dernier épisode de la deuxième saison de Pilote académie en virage vert. Aux côtés des deux comédiens, le producteur Luke Bélanger et l’animatrice Annie-Soleil Proteau.

La recette secrète de «Pilote académie en virage vert»

CHRONIQUE / Comment passe-t-on d’une émission consacrée à la performance automobile à une autre plus écoresponsable? Luke Bélanger, producteur, scénariste et réalisateur de Pilote académie en virage vert croit bien avoir trouvé la recette.

L’émission («sans émission») qui a déjà entamé sa troisième saison — mais sa deuxième sur les voitures vertes — sur les ondes de TVA a attiré jusqu’à présent 252 000 téléspectateurs en moyenne chaque semaine. «On s’était fixé comme objectif entre 170 000 et 180 000 auditeurs... On est très contents et TVA aussi», affirme le producteur.

La première diffusion de la série est présentée le samedi matin à 11h30 sur les ondes de TVA jusqu’au 9 juin. Ensuite, elle sera rediffusée sur TVA Sports 1 et 2. Et il sera aussi de faire du rattrapage avec le service Illico de Vidéotron.

Animée par Annie-Soleil Proteau, Pilote académie en virage vert invite chaque semaine deux personnalités qui s’affronteront dans un duel sur le circuit ICAR à Mirabel, chacune au volant du même modèle de voiture électrique.

Dans le circuit, des épreuves techniques — slalom, conduite dans des flaques d’eau, etc. — ainsi que des épreuves de déconcentration (exemple : chanter une chanson) attendent les deux concurrents. Ceux-ci seront jugés sur le nombre d’obstacles touchés, ce qui peut leur faire perdre de précieuses secondes et changer le résultat à la fin.

Également, des capsules d’information entrecoupent la préparation de l’épreuve finale. Le vulgarisateur scientifique Martin Carli traite d’écoconduite dans une capsule présentée par le gouvernement du Québec, alors que le pilote Alex Tagliani et le journaliste automobile Marc-André Gauthier du Guide de l’auto présentent le véhicule électrique de la semaine.

Le déclic

Après une saison, commanditée par Lexus où la RC F («la plus rapide des Lexus à l’époque») était le centre d’intérêt, Luke Bélanger a eu le déclic l’année suivante.

«C’est après avoir vu le film d’Hubert Reeves que je me suis aperçu qu’on vivra des phénomènes irréversibles. C’est ça qu’on va laisser à nos enfants? Ce film-là m’a motivé à changer le thème de mon émission. La seule au Canada, en passant», raconte M. Bélanger.

Mais comment avait réagi RDS — le diffuseur de l’époque — à ce changement de cap?

«RDS et son directeur à la programmation, Robert Turcotte, me connaissent bien car j’ai travaillé avec eux pendant plus de 13 ans. Ils ont très bien accueilli l’idée car aucune émission n’avait osé toucher aux voitures électriques auparavant et ils aimaient bien l’image, le côté responsable et écologique de l’émission», répond M. Bélanger.

«Leur crainte était que je ne puisse pas trouver assez de commanditaires pour me financer, car c’est une industrie embryonnaire et les budgets de promotion sont minces ou inexistants... Mais j’ai trouvé la solution», ajoute-t-il.

«Plutôt qu’un seul commanditaire comme Lexus lors de la première saison, j’ai décidé d’approcher tous les intervenants dans le monde de l’électrification des transports; donc les sérieux manufacturiers de voitures électriques comme Chevrolet, BMW ou Kia, mais aussi d’autres dans un segment de marché connexe comme : les bornes EV Duty, les événements Branchez-vous, les pneus Continental, Téo Taxi, Le guide de l’auto, des concessionnaires, ICAR Mirabel et sa magnifique piste, et même le gouvernement du Québec.»

Enfin, l’émission organise aussi un concours où on peut gagner un «road trip 100 % électrique en Gaspésie» au volant d’un Tesla Model X, à destination de l’Auberge Bleu sur mer pour deux nuitées, avec une escale à Matane pour deux autres nuitées. Cette escapade incluera un souper gastronomique avec vue sur le rocher Percé, à la Maison du Pêcheur.