Le kit car Tomahawk 100 % électrique arborera les couleurs vert et noir et qu'il sera exposé avec l'exemplaire blanc et noir avec le moteur à essence, dévoilé en première mondiale au Salon de l'auto de Montréal, en janvier.

Dubuc SLC Tomahawk électrique: en primeur mondiale chez lui

En présentant la version électrique de son kit car Tomahawk, de conception québécoise, au Centre de foires, Dubuc Voiture Super Légère (ou Dubuc SLC pour «Super Light Car») offre une primeur mondiale au Salon de l'auto de Québec. Une chose rare pour l'événement...
«Nous avons été invités par le Salon de l'auto de Québec en tant qu'attraction spéciale», affirme Mario Dubuc, pdg et fondateur de Dubuc SLC. Il ajoute que le Tomahawk 100 % électrique arborera les couleurs vert et noir et qu'il sera exposé avec l'exemplaire blanc et noir doté du moteur à essence, dévoilé en première mondiale au Salon de l'auto de Montréal, en janvier.
«Le Tomahawk électrique est le fruit d'une entente entre nous et deux autres partenaires : Gentec pour les composants électriques et l'Université de Sherbrooke pour le développement de l'unité de contrôle», explique M. Dubuc. «La production [des composantes] est prévue commencer au début de 2015.»
Pas un constructeur
Il faut rappeler que l'entreprise n'a pas la certification de Transports Canada de constructeur automobile. Légalement, Dubuc SLC ne peut pas vendre des Tomahawk tout assemblés pour ses clients. «Au mieux, nous pouvons leur référer des ateliers mécaniques recommandés», ajoute-t-il.
Pour 19 995 $US, Dubuc SLC vend un châssis en aluminium collé et boulonné, une structure rigide et très légère. À terme, un projet d'assemblage de Tomahawk prêt à rouler peut coûter jusqu'à 35 000 $, selon M. Dubuc.
Avant le dévoilement à Montréal, «nous n'avons accepté aucun dépôt [en argent], car le monde du kit car a souvent mauvaise réputation», avait-il alors affirmé en janvier. «Nous voulions que les gens puissent voir un produit fini avant de pouvoir encaisser un sou.» Depuis, Dubuc SLC accepte les commandes.
Véhicule léger
Le modèle à essence exposé au Salon de Québec est doté d'un moteur quatre cylindres turbo provenant d'une Chevrolet Cobalt 2008 et de la suspension d'une Corvette C4. Il pèse 1400 livres, ou 635 kilogrammes. À lui seul, le châssis monocoque tout en aluminium collé et boulonné - sans soudure - pèse 300 livres. Le client peut y installer les composants mécaniques qu'il souhaite.
À l'ouverture du Salon de Montréal, la jeune entreprise de Québec avait amassé jusqu'à 50 réservations. «Dans notre plan d'affaires, nous avions prévu que nous vendrions 12 véhicules la première année. Là, c'est un tsunami qui nous pousse dans le dos, et on va adapter notre production en conséquence.»
Toutefois, le début de la production des ensembles pour le modèle à essence a été reporté au mois de mars. «On s'est aperçu de quelques détails lors du Salon de Montréal qu'on a décidé de régler avant de commencer la production. On veut être prêts à 100 %!» confirme M. Dubuc.
Le dévoilement du Tomahawk à Montréal en janvier a causé toute une surprise. «Les gens du Salon de Montréal avaient plus ou moins une bonne idée de ce que nous allions présenter», ajoute-t-il, en spécifiant que la couverture médiatique lors du Salon de Montréal a été «incroyable».
Avant le Salon de Québec, Dubuc SLC était invité à présenter le Tomahawk au Show Harley à Montréal, au Centre Bell, il y a quelques semaines.
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Un but : être la «référence» dans le monde du kit car
Dubuc SLC compte devenir la «référence» dans le monde des voitures à assembler - ou kit car. Le Tomahawk, une auto sport à deux places avec moteur central entre les roues arrière, est le résultat de huit ans de travail et de concepts différents qui ont été avancés.
«Trois projets [de kit car] sur cinq ne sont jamais complétés, parce que les propriétaires se découragent. C'est pour ça que nous proposons quelque chose qui sera facile à construire», affirme Mario Dubuc (photo), qui a déjà assemblé des voitures en kit par le passé.
Ceux qui ont déjà osé l'aventure d'assembler une voiture le savent : ça prend énormément de temps. De 1500 à 2000 heures à temps perdu. La jeune entreprise de la capitale propose une auto à assembler qui peut prendre 250 heures pour une personne possédant du talent en mécanique automobile.
«Juste pour la peinture, dans les kit cars traditionnels, les constructeurs amateurs passent des heures juste à sabler et à peinturer leur bolide. Avec nos panneaux en polymère [moulés et vernis par un fabricant de glissades d'eau, donc résistants au soleil], l'acheteur du Tomahawk se sauve déjà de cette étape fastidieuse», assurait M. Dubuc, rencontré au Salon de l'auto de Montréal, en janvier.
La plupart du temps, un kit car consiste en une carrosserie qui peut être installée sur un châssis d'un modèle populaire déjà existant. Par exemple, des Honda Civic ou des Pontiac Fiero. Dans cette catégorie de voitures de construction artisanale, on voit souvent des répliques de Ferrari, de Lamborghini ou de Shelby Cobra, pour ne citer que celles-ci.