Les nouveaux tests en laboratoire mesurent la consommation de carburant, mais aussi les émissions de CO2, de particules, d’oxydes d’azote (NOx) et autres produits nocifs. Leur durcissement fait qu’ils reflètent désormais beaucoup mieux les consommations et rejets réels des véhicules.

Des tests antipollution plus sévères en Europe depuis samedi

PARIS — Des tests européens plus sévères d’homologation des automobiles neuves et reflétant mieux leur consommation réelle sont généralisés depuis samedi à l’ensemble de la gamme des constructeurs.

Ils avaient été introduits l’an dernier dans l’Union européenne, mais à l’époque pour les seuls nouveaux modèles.

Ces tests en laboratoire mesurent la consommation de carburant, mais aussi les émissions de CO2, de particules, d’oxydes d’azote (NOx) et autres produits nocifs. Leur durcissement fait qu’ils reflètent désormais beaucoup mieux les consommations et rejets réels des véhicules.

La nouvelle procédure baptisée WLTP, acronyme en anglais de «test de véhicules légers harmonisés au niveau mondial», succède au NEDC (nouveau cycle européen de conduite). Elle pose des problèmes à certains constructeurs, notamment le groupe Volkswagen, dont certains modèles ne passent pas la nouvelle norme ou n’ont pu être adaptés à temps.

Le géant allemand a été contraint de stocker des milliers de voitures en attente d’homologation et de ralentir sa production.

A l’inverse, le groupe français PSA a annoncé cette semaine que 100 % de ses modèles étaient déjà homologués WLTP.

Immatriculations en août

D’après les experts, l’élargissement de cette nouvelle norme à l’ensemble de la gamme des constructeurs devrait créer des distorsions dans leurs performances commerciales en Europe durant les derniers mois de l’année.

Ainsi, les chiffres d’immatriculations du mois d’août pour la France, publiés samedi matin, étaient attendus en forte hausse.

Certains constructeurs sont en effet soupçonnés d’avoir accordé de gros rabais en août sur des véhicules qui n’auraient pas pu être commercialisés à partir de septembre, ou bien de les faire immatriculer auprès de leurs propres concessionnaires afin de les écouler plus tard. Ces volumes anticipés devraient peser sur les immatriculations des mois suivants.