Les investissements miniers totaux ont grimpé à 2,56 milliards $ au Québec en 2016.

Augmentation des investissements miniers au Québec en 2016

Après quatre années consécutives de reculs, les investissements miniers ont progressé de 2,5 % au Québec, l'an dernier, a indiqué mardi l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), en précisant que cette tendance à la hausse devrait se poursuivre en 2017.
Les investissements miniers totaux ont grimpé à 2,56 milliards $ au Québec en 2016, après s'être chiffrés à 2,49 milliards $ un an plus tôt, selon le bilan provisoire publié mardi par l'ISQ. Il s'agissait de la première augmentation des investissements miniers depuis 2012, année où ceux-ci avaient atteint 5,13 milliards $.
Cette croissance était essentiellement attribuable à l'Abitibi-Témiscamingue, où les investissements ont bondi de 24,3 % à 885 millions $ en 2016. Cette région, où les activités minières sont surtout axées sur l'or, avait vu ses investissements reculer de 5,6 % en 2015.
Les investissements miniers ont continué de reculer dans les régions du Nord-du-Québec et de la Côte-Nord l'an dernier, mais à une cadence bien moins rapide. Après avoir affiché en 2015 des diminutions de 17 % et 22 % respectivement, les investissements dans ces deux régions n'ont cédé que 7,1 % et 6,5 % en 2016. Les deux régions ont été particulièrement touchées par le recul du prix du fer et des métaux usuels, a expliqué l'ISQ.
Ensemble, le Nord-du-Québec, l'Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord représentaient 96,5 % des investissements totaux dans la province en 2016.
Dans ses perspectives pour l'année 2017, l'Institut de la statistique du Québec a dit s'attendre à voir les investissements miniers progresser d'un autre 6 % cette année, pour atteindre 2,64 milliards $. Cette prévision repose sur les intentions exprimées par les sociétés minières et recueillies par l'ISQ.
L'Association minière du Québec (AMQ) a accueilli cette annonce «avec un grain de sel», en soulignant le recul des investissements dans les deux régions «phares» de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec.
«Tout signe de reprise est encourageant», a noté la présidente-directrice générale de l'AMQ, Josée Méthot. «Toutefois, cette hausse de 2,5 % est marginale et n'assurera pas la pérennité à long terme de l'industrie minière au Québec.»
Selon Mme Méthot, les efforts devront se poursuivre en ce qui a trait au maintien, ou même à l'amélioration, de la compétitivité du Québec face aux autres juridictions mondiales.
«Pour pouvoir espérer atteindre les niveaux d'investissements connus dans les années 2012 et 2013, il faudra mettre en place les conditions gagnantes pour attirer ici des projets miniers. La hausse des prix des métaux ne peut à elle seule renverser la tendance», a-t-elle poursuivi.