La ministre du Tourisme, Dominique Vien

Assemblage des camions militaires: la ministre Vien demande à Prévost d'utiliser l'usine de Balcor

La députée de Bellechasse et ministre responsable du Travail, Dominique Vien, a pris la direction de Prévost par surprise, vendredi, en publiant un communiqué de presse demandant au constructeur d'autocars d'utiliser les locaux que laissera bientôt vacants la compagnie Baldor, à Sainte-Claire, pour l'assemblage de camions militaires.
«À cette étape-ci, ce n'est pas un scénario qui est sur la table», a expliqué au Soleil Emmanuelle Toussaint, vice-présidente des affaires juridiques et des affaires publiques chez Prévost et Nova Bus. «C'est certain que s'il arrivait un pépin majeur avec le scénario sur lequel nous travaillons actuellement nous pourrions considérer cette option.»
À la fin du mois d'avril, Baldor, une propriété d'ABB Canada, annonçait le transfert de sa production aux États-Unis et, par le fait même, la fermeture, à l'automne, de son usine de Sainte-Claire. Plus de 140 personnes se retrouveront sur le trottoir à compter de la fin du mois de mai.
«La communauté de Bellechasse a toujours su travailler ensemble pour favoriser son plein développement», écrit Dominique Vien, qui est aussi ministre régionale de la Chaudière-Appalaches. «Le contexte actuel doit inciter tous les intervenants à trouver des solutions pouvant amoindrir les impacts de la fermeture de l'usine de Baldor.»
En juillet 2015, Prévost annonçait l'obtention d'un important contrat pour l'assemblage d'un peu plus de 1500 camions destinés aux Forces armées canadiennes. À l'époque, le constructeur d'autocars prévoyait qu'il utiliserait son usine secondaire à Sainte-Claire pour y installer la chaîne de montage dédiée à l'assemblage des camions militaires.
Or, Prévost, qui fait travailler 800 personnes à Sainte-Claire, a changé ses plans. Le manque d'espace lui a fait abandonner son plan initial.
La compagnie s'est alors mise à la recherche d'une autre usine pour y installer sa chaîne de montage.
«C'était bien avant l'annonce de la fermeture de l'usine de Baldor», a tenu à préciser Mme Toussaint.
Prévost a trouvé une solution de rechange. «Nous négocions très activement avec un bailleur